SUR
LE CHEMIN DE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
>Etape
n°5 : Conques- Livinhac Le Haut (25 km)
Halte à DECAZEVILLE
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De
Conques,
le "Jacquet" ou le
randonneur marche vers Decazeville,
étape obligée avant de poursuivre
vers
Livinhac-le-Haut et
de rallier finalement
Figeac dans le Lot. Seule région minière
de l'Aveyron, le
bassin d'Aubin et
Decazeville a un riche
passé industriel dont témoigne
aujourd'hui le musée de la mine
d'Aubin. Mais on peut également voir
le musée géologique de Decazeville
et observer
des hauteurs le site de la Découverte,
une mine
à ciel ouvert, encore exploitée
et qui sera
fermée en 2005.

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Le
pèlerin ou le randonneur qui
ne souhaite pas passer par Decazeville
peut atteindre la prochaine et ultime
halte en Aveyron Livinhac-le-Haut
en passant par les crêtes. Livinhac
est célèbre pour son
plat l'estofinado. |
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L'histoire
de cette cité
de 7 750 habitants est fortement marquée
par le charbon. Déjà au
Moyen Age, les habitants de Decazeville
exploitaient du charbon pour leur consommation
familiale. L'excédent était
exporté vers Cahors et Bordeaux
par le Lot dans des gabarres, barques
à fond plats.
L'essor de la ville débute en 1828
lorsque le duc Decazes, ancien ministre
de Louis XVIII, constate la présence
de minerai de fer et de houille. Il fonde,
en 1826, la Société anonyme
des Houillères et Fonderies de
l'Aveyron.
L'ingénieur
rouergat Cabrol est nommé directeur.
La première coulée de fonte
a lieu le soir de Noël 1828 à
Firmi. Bien que traversée par la
crise économique ou les grèves,
la production ne cessa de s'accroître.
Pendant la Grande Guerre, elle produit
1,2 million de tonnes de charbon par an
et emploie 15 000 salariés.
Le bassin houiller a connu ses heures
de gloire au XIX° siècle. Avec
le développement des cités
industrielles d'Aubin, Decazeville, Cransac,
Firmi
et Viviez (1 500 hab.) qui fabrique toujours
du zinc extrait de ses minerais et employé
dans le bâtiment pour les couvertures
notamment. Viviez abrite la SAM (aluminium),
la SOPAVE (matériaux composites).
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En 1892, la première grande exploitation
française de houille à ciel ouvert
(photo ci-contre), baptisée La Découverte,
rayonne sur un kilomètre de diamètre
et 200 m de profondeur. |
La
mine à ciel ouvert subsiste encore aujourd'hui.
Elle se visite à partir de belvédères
aménagés.
Cette ancienne capitale minière connut de
grandes grèves et des coups de grisou.
Malgré le recul inéluctable de l'activité
minière, Decazeville mise sur le tourisme
industriel et sa reconversion. |
| HALTE
SUIVANTE : Figeac dans le Lot
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La
statue de l'ingénieur rouergat Cabrol
L'exploitation
des mines souterraines a cessé en 1965 mais la
mémoire collective reste tenace. De cette époque,
il reste aussi le terril, montagne de débris
de charbon comme on en voit dans le Nord.
Decazeville abrite le musée régional de géologie
Pierre-Vetter qui a l'ambition de donner à ses
visiteurs une meilleure connaissance du milieu naturel
: histoire géologique de la région (du
primaire ancien au tertiaire), principales roches du
terrain houiller, minéraux et végétaux
fossiles
Ouvert tous les jours de 10 h 30 à 12 h et de
14 h 30 à 18 h 30
tél. et fax : 05 65 43 30 08 ou 05 65 43 26 43
A Firmi le musée des Arts et des Traditions
populaires et Archéologiques
rassemble les vestiges du site archéologique
de Girmou qui remonterait aux Ier et IIIe siècle.
Salle
de classe d'autrefois, mobilier et objets de cuisine,
outils pour le travail de la vigne complètent
cette exposition.
Visite
gratuite.
Tél. : 05 65 63 43 02
Fax : 05 65 63 45 21
Office
de tourisme Decazeville
Tél. : 05 65 43 18 36
Sommaire
LES
ETAPES AVEYRONNAISES
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