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SUR LE CHEMIN DE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
>Etape n°5 : Golinhac - Conques (25 km)
Halte à CONQUES

Le village de Conques,
au coeur de la vallée
du Dourdou,
a su protéger,
à travers douze
siècles d'histoire,
un fabuleux trésor d'orfèvrerie dont
la pièce principale
est la statue
reliquaire de
Sainte-Foy
vénérée par
des milliers
de pèlerins.
Conques reçoit
chaque année près
de 300 000 visiteurs.

 

 

Le village, niché avec ses ruelles étroites et ses vieilles maisons à pans de bois recouvertes de lauzes, s'étire à flanc de coteau le long de la rue Charlemagne empruntée par les pèlerins se rendant à l'abbaye de Conques.


Bâtis par les moines du X° au XII° siècle, l'abbatiale de Conques avec son tympan représentant le Jugement dernier et le cloître comptent parmi les plus belles réussites de l'art roman. Classé par les Monuments historiques en 1838, le site de Conques est désormais inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

DE L'ERMITE DADON À PROSPER MÉRIMÉE

C'est un ermite du nom de Dadon qui s'installe vers la fin du VIII° siècle en ce lieu propice à la méditation.
Douze siècles plus tard, l'écrivain catholique Daniel Rops, auteur d'une "Vie de Jésus" qualifiait Conques de "merveille du Rouergue". "On connaît peu d'endroits qui parlent davantage à l'esprit et au coeur" écrit-il.

Selon l'historien Daniel Crozes, c'est l'ermite Dadon qui aurait donné au lieu le nom de Conques, du latin concha, coquille, en raison de la configuration du site rocheux.
Rejoint par d'autres moines, le moine Dadon fonde une communauté selon la règle de Saint-Benoît. Conques fut ainsi l'une des premières abbayes bénédictines de la chrétienté.

L'arrivée des protestants au XVI° siècle ruina le monastère qui fut en partie brûlé. On doit la renaissance de Conques à Prosper Mérimée, alors inspecteur des Monuments historiques qui réhabilita le site dès la fin du XIX° siècle.

Après avoir franchi la porte du Barry rue Charlemagne, le pèlerin arrive au pont des Roumieux enjambant le Dourdou. Direction Decazeville. Pour s'y rendre de nombreux pèlerins empruntent la variante par Noailhac.
A la chapelle de Saint-Roch, on peut voir la statue de Saint-Roch représenté en pèlerin avec le bourdon et les coquilles. Né à Montpellier vers 1300, Saint-Roch au cours d'un pèlerinage à Rome se prit de compassion pour les pestiférés qu'il se met à soigner. Atteint à son tour, il se réfugie dans une forêt. Selon la légende, un ange le soigne et un chien vient lui porter son pain quotidien. Il guérit. Pris pour en espion, il mourra plus tard en prison. Son culte se développa au XV° siècle. C'est ainsi qu'il prit la place de Saint-Jacques dans de nombreuses églises placées sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

HALTE SUIVANTE : Decazeville

 

 

 

 




Le pèlerin se dirige vers le pont romain
qui enjambe le Dourdou.
Un dernier regard vers le joyau médieval,
avant d'emprunter une montée
vers Noailhac puis Livinhac le Haut.

 

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