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Il
faut bien repartir ! et pas de chance des kms
dasphalte
(4, mais cest beaucoup)
; enfin nous retrouvons un petit chemin et pouvons
y manger des mûres, des noix, des figues
bien chaudes et mures ! Nous abandonnons le
chemin de Figeac et prenons la variante qui
nous mènera à notre chambre d'hôte
" la Cassagnole ". Encore 6,5 km !
et ça nen finit pas. Surtout quon
retrouve du macadam
enfin à nouveau
petite route ; lorage gronde au loin et
le ciel est tout noir. Les derniers kilomètres
sétirent (pour moi). Anecdote :
les " riverains " du chemin doivent
en avoir marre quon leur mange leurs figues
et nous voyons un panneau " attention,
fruits traités ! ! ". Ouf, les toits
de notre auberge quand les premières
gouttes arrivent ! nous longeons toutes deux
dans la chambre " Prague " du bâtiment
" Tournesols ". bonne douche pour
nous réchauffer. Nos amis de Tarbes sont
déjà là ; les aveyronnais
nous suivent de près et les normands
aussi, mais plus tard car leur chemin sarrêtant
là, ils ont mis leurs chevaux "
au vert " dans un centre équestre
de Figeac, ont retrouvé leur " van
" avec lequel ils sont montés jusque
là.
Gueuleton du siècle, car notre logeuse
ne fait pas la cuisine, mais donne un n°
de téléphone dune dame qui
apporte tout le dîner sur place. Enormes
salades avec haricots verts, tomates, olives,
oignons
. Puis aligot géant avec
saucisses délicieuses, cabicou, tarte
aux pêches, et vin bien sûr : tout
ça pour 60 frs !. Nos 4 aveyronnais sortent
leur gnole : 2/3 prune, 1/3 figues ! lambiance
est très gaie !
Vendredi
29 - La Cassagnole Cajarc 25,5
km
La pluie qui est tombée toute la nuit
continue de tomber et nous partons ce matin
avec la cape de pluie. Heureusement pour nous
il y a de la route aujourdhui car nous
allons moins nous embourber. Nous avalons 15,500
km sous la pluie ! nous trompons dailleurs
et rebroussons chemin et retrouvons ainsi le
ménage Tarbais ; traversons le ravissant
village de Faycelles qui aurait valu quelques
photos sous le soleil, tant lhabitat est
joli. A Gréalou, décidons de nous
arrêter pour déjeuner dans un bistrot.
Accueil mitigé de la brave femme qui
nous dit avoir uniquement du cabicou, de ne
pas mouiller son échoppe car le fioul
est cher et quelle na pas envie
de chauffer ! ! nous nous installons sur un
coin de table tous les 4 et finissons par voir
arriver 4 assiettes de soupe au pain avec quelques
légumes qui flottent ça et là
! nous avons tellement froid que nous narrêtons
pas de dire que cest bon ! ensuite cabicou
et pain. La note est salée pour ce que
cest ! ! on a pris de la chaleur
.
10kms nous séparent de Cajarc et nous
les faisons sans problème au milieu du
maquis ! personne ! et nous finissons par descendre
doucement sur Cajarc que nous atteignons de
bonne heure. Nous avons réservé
" une couchette " au gîte local
! 33 frs la nuit. Les tarbais nous rejoignent,
puis les 4 aveyronnais ; une bretonne qui partage
notre " chambre " et nous retrouvons
Paul pas vu depuis Conques. Un jeune artiste
peintre anglais débarque en fin de journée.
Nous faisons sécher nos chaussures en
y mettant régulièrement du papier
journal, essayons de faire sécher également
nos chaussettes ! le reste est sec grâce
à la cape de pluie.
Mireille soigne et re-soigne ses pieds qui clignotent
toujours ! pour moi, cette journée humide
a eu le meilleur effet pour mon ongle de pied
qui na pas besoin de bain tiède
à leau salée.
La pluie finit par sarrêter et nous
faisons le tour du village pour aboutir à
un restaurant ou nous dînons tous ensemble.
Au retour au gîte nos 4 gaillards de lAveyron
nous offrent leur gnole.
Samedi 30 septembre Cajarc
Vaylas : 32 km
Avons décidé de partir de très
bonne heure et à 7h45 nous partons dans
la nuit noire. Nous avons pris les services
de " transbagage " pour transbahuter
un de nos sac à dos, bourré ;
il partira avec celui de la bretonne (40 Frs
!) et Mireille part, telle une flèche
avec le 2ème sac à dos très
allégé ! je ne la vois pas de
la matinée ; elle nous fait du 5km à
lheure " haut la main " et je
cours derrière. Très belle matinée
ou nous ne rencontrons personne jusquà
Limogne en Quercy (18 km). Premières
couleurs dautomne dans ces petits sentiers
au milieu du maquis ou nous avons limpression
quun sanglier va sortir des broussailles.
Je crie famine à la sortie de Limogne
et nous nous arrêtons dans un champs ou
file sous nos yeux un écureuil (forcément,
il y a des noix ! !). Nous dégustons
le délicieux déjeuner (cest
Mireille qui soccupe de tout ! une vraie
maman) acheté par Mireille hier : jambon
de pays, bon pain, fromage, pomme, noix.
Laprès midi se passe sans histoire
sur le " cami Ferrat ", ancienne voie
romaine qui a 15 km de long et est un large
chemin herbeux. Là non plus nous ne rencontrons
personne ! Les derniers kilomètres sont
épuisants et sans fin et sommes toutes
heureuses de voir au long le clocher de Vaylats
et le couvent des religieuses chez qui nous
dormons ce soir. Il est 16h30 !
Sommes accueillies par un grand sourire par
une religieuse de la congrégation "
des filles de Jésus " qui nous indiquent
notre chambre ! on se croirait chez Tante Marthe
! grande chambre à 2 lits. Notre sac
à dos a bien été déposé
! ouf. Messe à 17h30 (ou je dors à
moitié, Mireille toujours parfaite a
trouvé le sermon très bien). Puis
vêpres et dîner à 18h45.
Sommes ravies de dîner si tôt dans
un réfectoire ou nous retrouvons notre
bretonne. Pour 80 Frs la _ pension, nous avons
du potage, de la très bonne saucisse,
une quiche lorraine, des épinards à
la crème, du fromage et un gâteau
! sans oublier le vin. La sur qui vient
récupérer nos " sous "
nous dit que cette année elles ont reçu
plus de 1000 pèlerins ! ! Nous éteignons
la lumière à 20h10, mortes de
fatigue.
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