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> RENCONTRE
avec l'ancien garde-
champêtre de
Conques, GABRIEL
DISSAC.
Qui nous fait
découvrir ce haut
lieu touristique...
à sa façon
(été 2001)!

Nostalgie, quand
tu nous tiens
Et de la nostalgie,
il en a Gabriel...
"Autrefois, les touristes
étaient bien plus
chics, plus prospères ;
ils dépensaient leur
argent sur place.
Parfois, ils restaient
quinze jours dans
les hôtels. Aujourdhui,
ils ne sont là que
pour quelques heures,
le temps de visiter
l'église, acheter
des cartes postales
et de regagner
leur car..."
.
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Mais Gabriel connaît bien
les touristes agités. Quand
il était garde-champêtre,
il eut du fil à retordre
avec des bandes de scouts déchaînés par l'alcool
et qui troublaient les nuits
conquoises.
"Les gendarmes avaient
même été se munir
de mitraillettes, mais quand
ils sont arrivés il n'y avait
plus personne" raconte-t-il,
hilare.
Gabriel aime bien écouter
dune oreille distraite
les nombreux commentaires
des touristes, notamment
sur les vitraux réalisés
par Pierre Soulages...
"Il y en a qui sont persuadés
que cest du provisoire,
quon a mis des rideaux de fer
en attendant de recevoir
les vrais vitraux", aime-t-il
faire remarquer.
Gabriel est fier de laspect
que revêt son village à présent. "Depuis qu'il est classé
PLUS BEAU VILLAGE de FRANCE, Conques a retrouvé son unité dautrefois. Les toits sont
en lauze ; on ne peut pas faire nimporte quoi... Seul
inconvénient, les jeunes n'ont
plus les moyens de s'installer.
Les Bâtiments de France
sont d'une telle exigence que
le coût des rénovations
serait trop élevé pour eux."
D'ailleurs, le village ne cesse
de s'embellir. Ainsi, depuis
le mois de juillet, des enseignes en fer forgé ornent le pas
de porte de certains artisans et commerçants de Conques.
Elles sont l'oeuvre de l'artiste peintre locale, Martine Veyron.
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En fait, Conques
a un côté très
mont Saint-Michel,
et par la grâce
de Dieu qui imprègne
la ville, il échappe
aux marchands
de bondieuseries
que lon peut voir
à Lourdes.
Un phénomène
qui n'a pas
échappé à Gabriel,
qui conclue, non
sans inquiétude :
"Dieu merci,
les visiteurs ne
viennent pas ici
pour les miracles
de Sainte-Foy.
Car le jour où lon
fera de Conques
un Rocamadour
ou une Lourdes,
il sera perdu".
De l'ermite Dadon à l'UNESCO
Une étape majeure sur le chemin de St Jacques de Compostelle
Témoignage de Gabriel Dissac
Conques, un des plus beaux villages de France
La translation de Sainte-Foy |
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