>Histoire
de RODEZ
Il suffit de l'observer de loin ou de déambuler dans ses venelles pour réaliser que Rodez est pétrie d'Histoire. Le nom de ses habitants, les Ruthénois, donne déjà au visiteur une sérieuse indication sur les origines de la cité. On imagine ces beaux Rutènes blonds vacant à leurs occupations sur cet oppidum si caractéristique de la civilisation gauloise. Lire aussi le chapitre histoire consacré aux Ruthène
L'appellation
de Segodunum utilisée par les
Romains a fait long feu, le fait rutène
demeurait une réalité si incontournable
qu'au Bas-Empire la ville fut baptisée
la civitas Rutenorum ou ville des Rutènes.
Alors
que le christianisme se répandait dans
la foulée de l'action évangélisatrice
de Saint-Amans, la ville n'échappa pas
aux tourments des temps barbares qui suivirent
la chute de l'Empire romain. Les
maîtres se succédèrent :
Wisigoths installés à Toulouse,
puis Francs sans oublier les Maures qui l'investirent
en 725 et mirent à bas l'antique église.
Plus tard, ce seront les Anglais qui l'investiront
lors de la guerre de Cent Ans.
Mais
l'histoire de la cité resta marquée
durant longtemps par une rivalité sans
faille entre les comtes de Rodez, maîtres
du bourg, et les évêques de Rodez,
maîtres de la cité. Une muraille
délimitait les deux secteurs. Cette rivalité
entre deux pouvoirs a desservi le développement
de la cité ruthénoise. Finalement,
celle-ci n'a pas vraiment connu de longues périodes
de prospérité. Malgré les
témoignages trompeurs que sont ses nombreux
chefs-d'uvre gothiques réalisés
du XIII° au XVI° siècle. Et surtout,
cette cathédrale Notre-Dame de Rodez
qui domine la vieille ville du haut de son célèbre
clocher de 87 m surmonté d'une Vierge.
C'est un plaisir pour les yeux de flâner dans le vieux Rodez. L'œil s'arrête sur les mille détails de ses demeures dont certaines sont des vrais joyaux comme la maison d'Armagnac (ci-dessous) dans le pur style Renaissance.