Entre
Causses et Cévennes, le village de Nant se niche au cur d'une vallée située au confluent de deux rivières : la Dourbie, affluent du Tarn, et le Durzon, affluent de la Dourbie.
Dès
le X° siècle, les moines bénédictins
assèchent ce site marécageux en
créant un réseau de canaux qui
parcourent encore le village, plantent vergers
et vignes. Ce qui valut à Nant d'être
appelé « Le Jardin de l'Aveyron
».

Jusqu'à
la suppression de l'abbaye par décret
royal en 1777, la vie du village s'organise
autour de la communauté monastique dont
les travaux d'irrigation permettront l'essor
de l'agriculture.
Durement marqué par la guerre de Cent
Ans et les guerres de Religion - on est proche
des Cévennes - le village connut un âge
d'or dans la deuxième moitié du
XVII ° siècle.
Fort de ses 4 000 habitants, il est alors, après
Millau, la seconde ville du Sud-Rouergue. A
partir de la Révolution, l'histoire de
Nant va suivre celle d'un monde rural qui ne
peut échapper à l'exode vers les
villes.

Situé
à la lisière du Pays
Templier et en bordure du Parc
naturel Régional des Grands Causses,
Nant est le point de départ idéal
pour de nombreuses excursions dans la région.
Ci-dessus
la halle à cinq arcades du XIV° siècle.

| L'abbatiale
Saint-Pierre des XI° et XII° siècle
avec son clocher-donjon vaut le détour,
tout comme les cinq autres églises
romanes disséminées sur le territoire
du village. |
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