De
CONQUES à MARCILLAC
>Marcillac
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Le
Marcillac,
un nom
que l'on entend
résonner de
plus en plus
dans certains
bistrots,
mais c'est
d'abord
la ville d'Aveyron
dont le destin
est lié aux
cépages mansois.
C'est à son
doux climat
que Marcillac
doit aux moines
de Conques
d'y avoir introduit
le cépage mansois
aussi baptisé
fer servadou,
particulièrement
réputé pour
ses vertus
bienfaisantes
pour le cur.
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| La
ville a gardé de son cachet médiéval
avec ses ruelles étroites et ses maisons
en grès rouge. L'église du XIV°
siècle est surmontée d'un clocher
octogonal. |
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La
crise du phylloxéra, dans les années
1870, ruina la plupart des vignerons qui durent
par la suite s'exiler. Ceux qui restèrent
replantèrent.
Les
vignes sont implantées sur des coteaux
aux pentes abruptes et aux sols rouges. C'est
ici qu'est élaboré le vin de Marcillac
qui bénéficie aujourd'hui d'une
appellation d'origine contrôlée.
Le mansois, nom local, s'est imposé au
point d'être actuellement pratiquement
le cépage unique. Le vin, à la
belle robe rouge, âpre et tannique, est
riche d'arômes de framboise, de myrtille
ou de cassis.
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Marcel
Soulier (notre photo), le plus vénérable des
vignerons du cru, dont le vignoble se trouve juste à
l'entrée du village, malgré ses 75 ans a bien
du mal à décrocher de ses arpents. L'homme se
souvient des sifflements des trains à vapeur remplis
de minerai de fer passant sur le viaduc rose qui ont rythmé
son enfance.
Ce pont rouge avait été construit par l'ingénieur
François Cabrol afin
de faciliter l'acheminement du minerai de fer Mondalazac jusqu'aux
hauts- fourneaux de Firmi.
Mais Marcel devrait arrêter en 2002. « Le vin,
ça ne vaut plus rien que du travail, je comprends que
ça n'attire plus les jeunes.»
On le comprend, son vin Marcel, le vend 6 francs le litre.
Mais, pour le déguster il faut aller le voir chez lui
à Mouret
(article
publié en juin 2000).
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