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Laissac à une altitude de 600 m, est un bourg de 1 500 habitants en bordure de la RN 88, qui s'étale au confluent du Mayroux et de l'Aveyron. De par ses couleurs, Laissac dévoile ses origines du Causse voisin d'où son nom de « Reine du Causse».
Aujourd'hui, Laissac est surtout connue pour sa foire hebdomadaire, l'une des plus typiques et des plus grandes de France.

Colonisée par les Romains dès 50 avant J.-C., Laissac sera administrée vers 900 par un viguier, représentant du comte et chargé d'appliquer la basse justice. Le « Layssaguès » dépendait alors des seigneurs du château de Sévérac. Toute l'histoire de Laissac subit les contrecoups des agissements et des revirements politiques et religieux des seigneurs de Sévérac puis des Arpajon.

Cette foire hebdomadaire (chaque mardi), renommée pour le bétail ovin et bovin, attire de nombreux agriculteurs du Causse, du Lévezou, du Ségala et de la montagne. Aujourd'hui, sa notoriété est internationale avec une cotation européenne qui attire sur 60 000 m2 d'installations Italiens, Portugais, Espagnols, Belges ainsi que les pays du Maghreb.On y vient chercher le boeuf de Pâques du pays d'Olt.

Une ambiance particulière règne les mardis matin dans la ville avec les déchargements de bestiaux à l'aube et les embarquements vers 11 h-12 h. Acheteurs et vendeurs s'interpellent en langue d'Oc, en italien, en espagnol. (lire le reportage sur le mardi matin à Laissac.)
Si les mardis sont affectés aux transactions, la vie culturelle, artisanale et sportive, y est bien vivante avec tennis, équitation pétanque, sport automobile.


Le canton de Laissac qui comprend huit communes (Laissac, Bertholène, Coussergues, Cruejouls, Gaillac d'Aveyron, Palmas, Sévérac-l'Eglise et Vimenet) est presqu'exclusivement dans le Causse. Cependant, la forêt de Palanges qui le borde au sud sur toute la longueur fait contraste avec le paysage déboisé du causse. La forêt est riche de sentiers de randonnées pédestres et équestres.

Dotés de riches prairies, l'agriculture et notamment l'élevage y occupent une place importante. Fort de ses atouts, un homme, Fernand Causse, et son conseil municipal ont créé une foire aux bestiaux qui est devenue, en quelques années, le deuxième marché national (152 386 têtes échangées en 2003, (source Fédération française des Marchés de Bétail Vif) contre 107 000 têtes de bétail en 2009.