C'est
à l'évêque de Cahors,
fils du seigneur de Calmont-d'Olt dont les
ruines du château dominent Espalion,
que l'on doit la fondation de l'Abbaye Notre-Dame-de-Bonneval
en 1147.
Le lieu dit appelée Bonalde initialement
s'est transformé en Bonneval avec le
temps. 
Pour
sauver son âme, car même les évêques
avaient bien des choses à se faire
pardonner, Guillaume de Calmont fit appel
à des moines cisterciens du Vivarais
afin de fonder une abbaye.
A
la Révolution, comme toutes les autres
abbayes de France, Bonneval devient un bien
national vendu à des propriétaires
qui la laisseront tomber en ruine.
En
1875, dans le grand mouvement de repentance
qui suit la défaite de 1870, des moniales
de l'abbaye de Notre-Dame-de- Maubec dans
la Drôme décident de la relever
de ses ruines.
En
1878, les moniales créent une chocolaterie
pour financer leurs uvres.
Le secret de fabrication aurait été
transmis par un chocolatier de Limoges dont
la fille avait rejoint l'abbaye.
126
ans plus tard, les moniales suivent la règle
de Saint-Benoît avec les traditions
et usages de l'Ordre de Citeaux, en quête
de Dieu.
« Les surs chocolatières
»sont toujours fidèles au poste,
peut-être un peu moins nombreuses qu'autrefois
mais toujours bonnes et vaillantes pour affronter
leur journée qui commence à
4 h. Elles ne sont plus que 36 mais la plus
jeune a 24 ans.
Si
l'intérieur de l'Abbaye vous est interdit,
en revanche, les surs vous accueillent
pour la vente de leurs divins chocolats. Pour
ceux qui recherchent méditation et
sérénité, l'abbaye de
Bonneval propose également des retraites
à 23 euros par jour avec une seule
obligation : respecter l'heure des repas.