De Millau au Roquefort
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Le
viaduc de Millau
Le Pont de la Rivière Tarn-Episode 2 (juin
2003)
Métal
et Soudeurs, tablier et translation (Suite)
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De lart
de lancer un tablier

Rappelons
les données du problème : il y a 7 piles, de
P 1 à P 7 du nord au sud avec deux culées, C1
au nord, C8 au sud. Lespace entre deux piles est de
342 mètres. Impossible de pousser le tablier de métal
sur une telle longueur sauf à vouloir créer
un toboggan. On va donc lancer à chaque fois 171 mètres
de tablier sur une béquille intermédiaire, une
palée. (ci-dessous on entrevoit la première
et la deuxième palée) .

La
première lancée L1 a eu lieu sur la terre ferme.
Les 25 et 26 mars, sur la culée sud, une deuxième
lancée a pris appui sur la première palée.
Le tablier et son avant-bec sont à 60 mètres
au-dessus du vide (ci-dessus).
On en est là en cette fin juin 2003.
La L3 devrait avoir lieu début juillet. Christophe
Mazars, le responsable Sécurité Métal
et ses confrères prient sans doute Dieu en secret de
leur accorder quatre jours de météo calme. Une
fenêtre météo de temps calme plat, cest
beaucoup en ce pays des causses venté. Mais c'est une
exigence absolue pour une opération aussi délicate.

Pas
facile daccoster un pilier lorsque lon est un
tablier ! il faut quil vienne se poser délicatement
sur louvrage. Doù le recours à un
"avant-bec".
Cette protubérance rouge métallique au bout
du tablier sert à lalléger.
On comprend donc que la L3, la troisième lancée,
qui va conduire à poser le tablier sur la première
pile, la P7, soit délicate.
Dautant que contrairement aux autres lancées,
le tablier emmène avec lui son premier pylône
avec ses haubans pour soulager le bout du tablier. Ainsi ce
pylône avancera-t-il de pile en palée, de palée
en pile, jusquà se poser sur la P3.
C'est entre la P2 et la P3 au-dessus du Tarn que sopèrera
la jonction entre les deux parties de tablier venues du Nord
et du Sud. Les autres pylônes, eux seront posés
et haubanés après cela .
Suite du dossier
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Et lambiance sur le chantier ?
Il
y a des chantiers où lambiance est exécrable.
Ce nest pas le cas du viaduc. Cela se sent.
Lambiance y semble bonne sans être épargnée
par les coups de gueule.
Le relationnel est bon entre les cadres et les hommes»,
explique Christophe Mazars ingénieur Sécurité
pour le compte d'Eiffel pour la partie tablier.
Ce Ruthénois dont le bureau détudes est
basé à Saint-Geniez a fait pas mal de chantiers,
à commencer par ceux de lA 75.
Il explique également que le cadre grandiose des Grands
Causses emballe ces hommes venus de loin. Il suffit pour sen
convaincre dinterroger Mastaf (ci-dessous).
Ce Dunkerquois originaire d'Algérie dirige le pont
roulant qui porte les éléments du tablier. «Ce
pays est unique en France, cest super. »

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