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LE
MYTHE LAUTREC
Si
lon met de côté la puissance
de son talent, le destin de Toulouse-Lautrec
a ceci de singulier quil signe la fin
de la branche cadette dune dynastie millénaire
dans un flamboiement de jupons parisiens, dont
les images continuent dinfluencer bien
des artistes.
Ses uvres symbolisent à jamais
le Paris de la Belle-Epoque, sensuel et enivré,
à limage que sen font encore
bien des touristes. Ce talent, a éclos
en Ségala, dans cette demeure familiale
plantée à deux pas des rives du
Viaur.
Si
lon en croit Nicole Tapié de Celeyran,
qui depuis 1954, entretient la mémoire
du Bosc en faisant visiter le château,
la difformité d'Henri ne vint pas dun
accident de cheval, mais bien sans doute dune
maladie génétique.
Or, lhistoire et les légendes ont
beaucoup brodé sur lartiste difforme,
et maudit en son temps par notables et bien
pensants. Un artiste qui prenait pour modèles
des courtisanes de Montmartre, dames de petite
vertu officiant dans les maisons closes ou grandes
cocottes appelées aussi les "grandes
horizontales" telles que la Goulue.
Mais jamais, et cest ce quon découvre
au Bosc, sa famille, en dépit de ses
racines illustres, ne la renié.
Au contraire, la lettre quécrit
son père après le décès
du fils témoigne dune douleur paternelle
infinie.
Sans
descendance, le père du peintre laissa
le Bosc à sa sur, Mme Tapié
de Celeyran.
Le talent dHenri ne s'est pas, non plus,
épanoui par hasard. Certes son invalidité
a dû jouer, mais tout petit déjà
cest ici dans cette demeure du Bosc quil
a manifesté un vrai talent précoce.
Cest là que sa famille lui a transmis
le goût pour le dessin.
Avec son père et son oncle, durant les
longues veillées au château du
Bosc, le petit Henri crayonnait parfois sur
les mêmes feuilles. Dans ce chapitre atavisme
artistique, il faut citer le grand-père
Toulouse, auteur de la croix de Languedoc surmontée
de la couronne de Comte de Toulouse, au-dessus
dune des fenêtres centrales du château.
Plutôt doué
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