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> Internet
et les bistrots avec le Wi Fi
"Patron,
remettez-moi vingt minutes de connexion!”
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Début 2005 : les cybercafés géants
de Paname semblent avoir fait long feu. En revanche,
l’internet dans les bistros commence à
devenir une réalité grâce
au développement du Wi-Fi. Cette abréviation
de « Wireless Fidelity » désigne
des micros-réseaux permettant de se connecter
sans fil à l’internet via une borne,
un hotspot, dans le jargon.
D’après le Journal du Net,
Paris compterait en mars 2005, près de
860 hotspots. Certains sont des entreprises,
d’autres, des hôtels. Mais beaucoup
sont des bistros ou brasseries.
Et pourtant il semble encore difficile de se
faire une idée précise de son
implantation et de son utilité tant les
points de vue sont partagés.
Ainsi,
l’Ambassade d’Auvergne qui propose
à ses clients une connexion Wi-Fi depuis
2003. «Nous avons beau avoir l’autocollant
Wi-Fi, on a très peu de demandes. Les
clients viennent d’abord chez nous pour
l’assiette. C’est plutôt un
argument pour les salles de séminaires.»
souligne Françoise Pétrucci, patronne
de l’Ambassade.
L’analyse de Christophe Monnaye, patron
du Café du Métro, est toute autre.
(lire encadré ci-contre) Le Café
du Métro a fait appel à un prestataire,
HotCafé, qui équipe une
cinquantaine de cafés de Paris. Comme
certains de ses homologues, ce dernier vend
des cartes de connexion d’une durée
de 20 minutes aux cafés. Libres à
eux de les donner aux clients ou de leur vendre.
Les clients dotés d'un ordinateur portable
tapent le code inscrit sur la carte pour se
connecter.
Le succès de l’opération
dépend de la simplicité du système
tant pour le patron que pour le client. Il dépend
aussi de qui paye la carte et donc la connexion.
Du coup, la simplicité pour l'instant
n'est pas ce qui caractérise le WiFi.«Moi,
j’ai essayé pendant huit mois,
cela ne m’a pas convaincu. J’avais
un stock de cartes. Et j’en vendais très
peu. Je suis un paysan aveyronnais, pas question
de donner ce que je dois payer. D’autant
qu’autour de mon affaire, avec l’hôtel
Hilton et d’autres, la plupart proposent
l’accès internet» explique
pour sa part Gilbert Cayron, patron du Bailli
de Suffren. Autre témoignage, celui du
Relais Odéon qui a installé son
propre routeur réseau Wi-fi à
partir de sa connexion ADSL.
Suite
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Le
Wi Fi un moyen de fidéliser

Du
temps des bougnats, il existait un moyen de fidéliser
la clientèle c'était le téléphone. "Combien de fois, j'ai vu ma tante, qui
tenait un bougnat, monter dans les étages
des immeubles du pâté de maison,
pour avertir tel ou tel locataire qu'il avait
un coup de fil ou lui transmettre un message urgent
", témoigne un patron de café.
Et s'il en allait de même avec Internet
? C'est
en tout cas l'avis de Christophe Monnaye, patron
du Café du Métro. Ce petit-fils
de bougnat, fier de ses racines, croit à
fond au WiFi et à l'internet. «Nous
avons été l’un des premiers
bistrots à mettre en service une cabine
téléphonique à Paris dans
les années 20. Aujourd’hui, en proposant
le Wi-Fi on poursuit sur cette lancée.
Et ça marche. Pour un coût de 4,5€/par
jour, cela génère 430 connexions
mensuelles. A supposer que les clients ne commandent
qu’un café, cela représente
chiffre d’affaires mensuel de 900€.
C’est un service qui fidélise mes
clients. » Il est vrai qu’à
deux pas de Saint-Germain des Près, le
Café du Métro est un bon emplacement,
avec beaucoup de touristes plutôt aisés.
Ce sont eux les utilisateurs principaux. Tous
les patrons qui l'ont testé ne sont pas
aussi aussi optimistes.

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