
C'est
une affaire qui respire la vie, la bonté des
produits de la terre de France, animée
par une équipe d'hommes et de femmes à la
personnalité attachante. Elle respire
la vie et pourtant elle n'a jamais changé de
cap. Intangible comme la déco qui remonte à la Belle Epoque
ou la carte avec ses grands classiques. Porte
Maillot, Sébillon est une institution.

Ici, les habitués
sont fidèles à la maison parfois depuis plus de
cinquante ans. Comme Gérard, homme d'affaires
qui vient ici depuis 1947.«Quand on me parle
de Sébillon, je pense au général
Mac Arthur qui disait à propos des Philippines,
je reviendrai. Il n'y a qu'ici que je mange du gigot.» Car
le gigot, servi à volonté (23,50€), est évidemment
le produit d'appel de la maison. Et pourtant le choix
de l’agneau fut le seul changement majeur effectué par
le patron Aveyronnais, Gérard Joulie, qui délaissa
l'agneau de pré-salé pour celui du
Rouergue.
«Les clients reprennent tous
au moins une fois du gigot mais nous en avons qui vont jusqu'à six
reprises... » confie Jean-Marie, maître d'hôtel.
Ce pilier de la maison depuis près de 20 ans
est un originaire de l'Aubrac, reconnaissable entre
mille grâce à ses sourcils "brejnéviens".
Avant chaque service, c'est
une quinzaine de gigots qu'on
met à rôtir chez Sébillon. « Pas
question de la servir sitôt
sorti du four, la viande doit reposer au chaud autant
de temps qu'elle a cuit» assure le chef. Mais
quand le service est lancé, commence alors chez
Sébillon la valse des chariots de gigots avec
leurs petits lingots...

|
Mais l’agneau d'Aveyron n’est
assurément pas la seule richesse du lieu.
Les rognons de veau cuits en cocotte aimantent aussi
des bonnes fourchettes tout comme les suggestions
du jour. Des plats qui font honneur à la cuisine
bourgeoise. Ainsi, coq au vin ou blanquette
font un tabac en hiver.
|
Côté iodé,
les fines de claires défient les creuses
de Bretagne ou les Gillardeau. Quant aux poissons, les belles soles meunières
ou les bars s'étalent généreusement dans les assiettes.
|

Elégance des connaisseurs,
le roquefort Baragnaudes est servi avec un verre
de porto. Bref, chez Sébillon, si on s'écoutait on mettrait sa
serviette autour du cou… Ce qui arrive parfois
quand on conclut avec l'éclair
géant servi au dessert, un éclair sébillonesque ! |
|