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Cest
un havre de lumière chaude planté
sur la porte Champerret. Avec un graphisme
façon BD belge ligne claire des
années 80, avec des lampadaires
en forme de diabolos géants rouge
et oranges troués comme si des
cow-boys avaient tiré en lair.
Mais il y règne comme une double
identité. Car en dessous de la
couronne frétillante du logo Royal
Villiers, vieille affaire du 17ème
arrondissement, sinscrit également
Café Maysou. Cest une référence
au patron, Guy Maysounave, un gascon du
Béarn qui a épousé
une Aveyronnaise de Saint-Saturnin de
Lenne non loin de Saint-Geniez dOlt.
Le
Royal Villiers est encore une illustration
de la magie de la décoration. Elle
est signée Lafont. «Comme
d'autres, Guy a du digérer le changement.
Au début quand jai vu cette
nouvelle déco jai eu du mal ».
confie Guy Maysounave. Et pourtant, ça
a marché. Le Royal Villiers réussit
le tour de force de réunir dans
un même lieu différentes
clientèles. Celle des habitués
qui viennent tailler la bavette au comptoir,
une clientèle de jeunes qui flirtent
à la terrasse, une clientèle
plus âgée traditionnelle
du 17 ème qui vient en habitué
savourer une restauration de brasserie
haut-de-gamme. Enfin, nouveau look ou
pas, le Royal Villiers demeure le rendez-vous
des rugbymen professionnels, et pas des
moindres. Combien de troisièmes
mi-temps ont-elles été jouées
ici...Au sous-sol, ils se retrouvent les
soirs de grands matchs pour une retransmission
sur écran géant.
Comme
la plupart des Aveyronnais dadoption,
Guy Maysounave - ci-contre debout- a la
foi des convertis sur le pays. Il y ajoute
des idées bien à lui, de
ces idées qui naissent lorsque
lon frôle la mort de près
comme cela lui est arrivé récemment
après un accident de voiture qui
la plongé dans le coma. «A
la tête de nos affaires, nous ne
sommes pas là que pour largent,
il y a sans doute une autre façon
de mettre en avant le pays. Car, pour
lui, cest là que se trouve
la vraie vie : dans un buron avec des
amis.»
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