"Le fait d'avoir des parents dans le milieu m'a ouvert les portes," reconnait Isabelle Ferrière, une quadra "troisième génération" de la la filière estampillée purs bougnats de Paris .
Parti de son Aubrac natal , l'un de ses deux grand-père a débuté comme porteur d'eau avant de passer au charbon, puis de reprendre un petit hôtel proche de la gare du Nord. Ses autres grands-parents, étaient aussi dans la brasseries. Elle voulait être décoratrice mais le poids d l'hérédité a pesé dans son choix de faire l'école hôtelière.
Isabelle n'a pas fait que le bistro. Dans une vie passée, elle a été une gestionnaire “Made in America”, avec un passage par l'hôtel Méridien de Los Angeles, a collaboré à l'ouverture du centre Eurodisney, est passée chez Flo. De ces expériences , elle avoue avoir eu du mal avec l'autorité et surtout "avec
ses réunions où l'on se fait flinguer en direct et où il est difficile de faire passer ses idées."

Son Eléphant du Nil, fut son premierson bébé. Isabelle Ferrière avait relancé ce petit petit estaminet en faillite dès 1997. Elle y proposait des plats sénégalais comme le poulet yassa. Parti tenir d'autres affaires, par exemple celle de la Tour à Montparnasse, elle n'est revenue vers son premier bébé qu'en ocobre 2006. «La clientèle a beaucoup changé, c'est beaucoup plus calme, il n'y a plus cette ambiance que je savourais voilà encore une dizaine d'année au comptoir qui était souvent dûe à tous ces artisans qui ont quitté depuis le quartier. »
Bon qu'on se rassure, son Eléphant du Nil, est encore un des ces bistros chaleureux fréquenté par les habitués, étudiants, artistes, jeunes filles, où l'on peut encore, avec de la chance, faire des rencontres au comptoir en sirotant un petit vin de Loire sans se ruiner.