Grosso-modo,
un millier de jeunes Aveyronnais montent à
Paris, chaque année, en général
pour étudier. En dépit de tous
les réseaux et des forts liens entre
le pays et la capitale, ces jeunes qui arrivent
-souvent mal préparés- sont assez
désorientés face aux pratiques
parisiennes.
Premier problème à régler
d'urgence celui du logement.
L'Oustal
près de Bercy.
Certes,
il existe des lieux de prédilection comme
l'Oustal, foyer des Aveyronnais situé
à Bercy, financé par le réseau
des Amicales grâce à une souscription
et la Cité des Fleurs dans le XVIIe arrondisement,
mais cela ne va pas au-delà de 300 logements.
D'autant que, si l'on veut être sûr
d'avoir une place, mieux vaut s'y prendre en
juin qu'en septembre.
La
première semaine est celle de toutes
les déconfitures. Les pratiques diffèrent
sensiblement entre Paris et le pays. Même
pour louer une chambre d'étudiant. Une
simple recommandation ne suffit pas, on demandera
un Relevé d'identité bancaire,
une caution des parents, ce qui va les désorienter
complètement.
Sous l'influence de Gérard Paloc, le
président de la Fédération
des Amicales aveyronnaises, des dispositifs
se mettent en place avec des bénévoles.
En dépit de cette improvisation, force
est de constater que l'Aveyron est l'un des
seuls département à pratiquer
une telle entraide à une telle échelle.
Il semble qu'elle n'existe pas ailleurs, par
exemple chez les jeunes Berrichons ou les Alsaciens.
Lire aussi le portrait du père Jules Soulié, Prêtre rouergat à l'origine de la construction du Foyer de la Cité des Fleurs.