
Planté dans ce coin du 7ème arrondissement désert et institutionnel, Aux Ministères est une brasserie qui ouvre ses bras à tous ceux qui ont faim et soif de bonnes choses à un rapport qualité-prix décent servies dans un cadre chaleureux et amical.
Malgré leur nom, voilà des Ministères qui pètent de vie ! Pas étonnant, c’est une affaire qui sent son Causse Comtal, ce coin de Bozouls à Rodez d’où sont originaires les patrons. Pour ne pas oublier le pays, ils ont placé une grande photo du trou de Bozouls au-dessus de la machine à café devant un comptoir long comme celui d’un saloon sorti d’un western de John Ford. Un comptoir où l’on se tasse pourtant le midi tant les Ministères rencontrent le succès. Il faut dire qu’Hervé et Lara, arrivés aux commandes depuis quelque mois en connaissent un bout sur la façon d’animer un bistrot. Il ont tenu pendant près de cinq ans le Garabit rue de Vaugirard..
Aux Ministères les fanas du terroir rouergat ne seront pas déçus. Ici, la viande de l’Aubrac arrive en direct des abattoirs de Rodez. Elle est déclinée en entrecôte de 300 g (19 €), faux-filet (16€), médaillon ou steak.
Une fois par semaine en hivert, c’est l’aligot de Jeune Montagne qui est servi . C’est le chef Thierry qui file l’aligot. Ce n’est pas son moindre talent. Il décline avec tout autant de bonheur une vraie cuisine de brasserie tout au long de l’année. Jarret-lentilles, pot-au-feu, blanquette, pot -au-chou...etc des plats du jour à 13€ tellement bons que les clients demandent ce qu’il y aura le lendemain jusqu’à se réserver un pot-au-feu pour dix. Et on ne vous parlera pas des saint-nectaire fermiers ou des pâtisseries-maison du chef. Les places sont chères Aux Ministères le midi. Surtout en hiver.
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Evidemment, l’été, c’est la terrasse qui est prise d’assaut. Autant pour la vue, face à l’Ecole militaire et la Tour Eiffel, que pour le calme du quartier tellement rare à Paname. On y appréciera également les salades copieuses ( 10 et 11 €). A si tous les ministères pouvaient être source de vie comme ceux-là !