Après
les courses au BHV, rituel auquel sacrifient la plupart
desAveyronnais de Paris ou du Pays, on peut aller
souffler rue des Archives, à 20 m derrière
le palais du bricolage, pour casser la croûte
ou boire un coup aux Marronniers.
Christophe Séguis, le maître des lieux,
est un Aveyronnais parisien de troisième génération,
venu sur le tard dans le métier, à l'âge
de 27 ans.
Ses
parents, originaires de Sainte-Geneviève-sur-Argence
étaient des charbonniers mais pas des bougnats,
ils ne vendaient pas de vin.
Petit, il se souvient des étés qu'il
passait au pays avec les cars affrétés
par monsieur le curé qui venaient chercher
les pt'its Parigots.
Il n'a pas bénéficié des réseaux
de soutien du phénomène amicaliste,
il a préféré jouer sa propre
carte.
Son bistrot qu'il a repris, voilà six ans,
avec son frère tente la synthèse entre
la tradition d'un bistrot sympa et une touche branchée,
dans la cuisine.
En plein quartier homosexuel de Paris, il parvient
naturellement à réunir divers types
de clients, évitant le côté ghetto
ou sectaire assez répandu dans ce périmètre
du Marais. « Nous ne sommes pas dans la mode actuelle
des bars à thèmes, nous essayons de
nous distinguer par notre façon de travailler.»
Ses
parents, originaires de Sainte-Geneviève-sur-Argence
étaient des charbonniers mais pas des bougnats,
ils ne vendaient pas de vin.
Petit, il se souvient des étés qu'il
passait au pays avec les cars affrétés
par monsieur le curé qui venaient chercher
les pt'its Parigots.
Il n'a pas bénéficié des réseaux
de soutien du phénomène amicaliste,
il a préféré jouer sa propre
carte.
Son bistrot qu'il a repris, voilà six
ans, avec son frère tente la synthèse
entre la tradition d'un bistrot sympa et une
touche branchée, dans la cuisine.
En plein quartier homosexuel de Paris, il parvient
naturellement à réunir divers
types de clients, évitant le côté
ghetto ou sectaire assez répandu dans
ce périmètre du Marais. « Nous ne sommes pas dans la mode actuelle
des bars à thèmes, nous essayons
de nous distinguer par notre façon de
travailler.»
Service rapide, prix serrés et cuisine éloignée
de la brasserie classique, voilà la politique
de la maison. On est loin parfois de la cuisine traditionnelle
avec le poulet biryani, ou la poêlée de
rougets sans parler de l'omelette fjord. «
Mais je n'oublie pas le pays quand je propose le "José
Bové Burger", au cantal, roquefort
et patate en été. »
C'est l'occasion qui fait le larron. L'endroit est ouvert
sept jours sur sept de 8 h à 2 h du matin.