Patron
du Petit Journal, André Damon
connaît le tout-Paris du show-biz et
le gratin mondial du jazz qui défilent
dans son établissement.
Mais, ce soir là, c'est une fête
privée. Celle des copains d'enfance,
des amis du pays.
Pour
eux, il a fait monter dans la journée
des choux farcis préparés par
Mme Viguier de La Vitarelle. Un régal.
André Damon connaît les lois
de l'accueil et de l'hospitalité.
Aussi
jovial qu'enrobé, il fait pourtant
preuve d'une agilité stupéfiante
lorsqu'il se déplace entre les rangées
de son établissement.
Sa
femme Simone qui tient d'habitude la caisse
a pour lui les yeux de Chimène en toute
occasion.
Assis,
debout, debout, assis. André n'a pas
cinq minutes pour accueillir de nouveaux entrants
comme le directeur du Bulletin d'Espalion.
Mais son coup de fourchette lui permet de
terminer son assiette en un clin d'il.
L'anniversaire
de Roberto, c'est l'occasion de clore l'été
et de se retrouver une dernière fois
avant l'arrivée du général
hiver. Avant que ne commence le cycle des gands
banquets des Amicales qui ont lieu tous les
week-ends d'hiver. Roberto, outre qu'il a un
véritable orchestre de pros, a été
adopté par la communauté du Nord-Aveyron
(Espalion, Saint-Geniez, Saint-Côme).
3
h du matin : la soirée touche à
sa fin, et les Aveyronnais
entament un brise-pied, espèce de ballet
à plusieurs au son de l'accordéon.
Mains sur les hanches, trois petits tours et
puis s'en vont.
