Laurent
Vioulac Patron du Cosy
à Maisons-Laffite
Les
jeunes Aveyronnais montent-ils encore à
l'assaut des bistrots de la capitale en partant
de rien comme garçon avec l'idée
de finir patron ?
Autrefois massif, le phénomène
s'est raréfié. Il faut le dire,
depuis trente ans, l'exode des jeunes Aveyronnais
vers Paris et ses cafés s'est largement
raréfiée.
D'abord,
il y a davantage d'emplois au pays. Et puis,
« à l'heure des 35 heures, les
métiers de la limonade, attirent de moins
en moins », confie Christophe Séguis,
un jeune patron du Café des Marronniers,
rue des Archives.
« Quand je descends au Pays, j'en vois
qui trouvent plus confortable de se faire assister
en touchant le RMI et quelques bricoles au noir,
plutôt que de venir travailler dans la
limonade », poursuit-il.

A croire que l'aventure du bistrot est passée
de mode.
« Aujourd'hui, les jeunes du Pays montent
à Paris pour d'autres raisons, explique
de Mireille Harrel, journaliste incontournable
dans le milieu de l'hebdomadaire L'Aveyronnais,
nombre d'entre eux montent dans la capitale
pour faire des études, et se sentent
complètement perdus. » Voir
rubrique se débrouiller
à Paris pour les jeunes Aveyronnais.
Mireille Harrel de l'hebdomadaire
L'Aveyronnais.