La Ferme de l'Aveyron n'est pas née d'hier. Cette affaire de famille prospère
depuis 1957, année de la création par
le père de l'actuel patron Guy Labit, lui-même secondé aujourd'hui par ses deux fils.

En
route vers la Défense, à deux pas du
pont de Neuilly, il faut pousser la porte de la
Ferme de l'Aveyron. Guy-Philippe Labit a une façon d'accueillir
méridionale et enjôleuse comme seuls
savent le faire les Sud-Aveyronnais. Il est
de Saint-Affrique,
ce qui est assez rare parmi les Aveyronnais d'Ile-de-France
plutôt originaires du Nord du Lot. L'endroit tient plutôt du restaurant que du
bistrot. La salle offre une variété d'espaces avec à la fois des petits boxes parfaits pour ménager la discrétion des conversations mais également de belles tables rondes, le tout dans un décor de boiseries agrémenté d'une panoplie d'outils de la ferme (harnais, scie, herses...pot de lait), façon de ne pas oublier qu'on a ici, le terroir dans les tripes. La belle saison, la terrasse avec sa vue superbe sur la Défense est trés demandée.
Ainsi en
matière de mise en bouche, la Ferme de l'Aveyron propose une belle corbeille de charcuteries (12 euros)
servie à volonté sur une planche. Un festival d'andouillettes, saucisses
sèche, saucissons... élaborées par la propre tante
de la patronne, charcutière à Naucelle dans le Ségala. On trouvera également quelques canailleries signées par la Charcuterie Bories de Plaisance en Sud Aveyron telle que la terrine de fricandeau servie à la coupe.
En matière de plat de résistante, on conseillera le pavé de Salers au
Roquefort ou le filet de boeuf Salers grillé
aux cèpes. Encore que l'on peut
se laisser tenter par un confit de canard pommes aveyronnaises. De quoi se sustenter avant d'aller affronter les altitudes de tours de la Défense...