> Bertrand Delanoë et les amicales aveyronnaises (octobre 2001)

Le nouveau maire de Paris a inauguré le marché des producteurs aveyronnais le 13 octobre. Voilà un an, il était venu faire campagne sur le pavé de Bercy. A l’époque, sa victoire était encore considérée comme improbable voire impossible par beaucoup. L’accueil d'ailleurs n’avait pas été des plus chaleureux…

Durant des années, les relations nouées entre les milieux Aveyronnais – à commencer par les amicales - et la municipalité parisienne de Jacques Chirac ont fonctionné à merveille. «Cela rendait service pour faire déplacer tel feu rouge, faire sauter tel PV, ou faire modifier telle occupation de trottoir. Mais il y avait aussi des passes-droits et des comportements plus malsains de la part de certains» confie un patron de café...
«Aujourd’hui, explique Gérard Paloc (ci-dessus avec le maire de Paris), président de la fédération des amicales aveyronnaises, il faut reconstruire des réseaux et mettre en place des nouvelles façons de travailler avec la nouvelle équipe municipale. »

A priori, cela ne devrait pas être difficile. Les Rouergats ont de bonnes cartes en main. Si l’on en croit le président de la Fédération, le nouveau maire de Paris s’est déclaré prêt à aider les Aveyronnais. Lors de l'inauguration du marché des Producteurs Aveyronnais, il a rappelé que ses parents reposaient dans la terre aveyronnaise. Bertrand Delanoë n’est pas le seul Aveyronnais de l’équipe municipale, si l’on songe par exemple au maire adjoint chargé du tourisme, Jean-Bernard Bros.

Il y a la fidélité aux racines, il y a aussi la politique...


Entretenir de bonnes relations avec la filière des amicales aveyronnaises, c’est entretenir des relations avec nombre de bistrots, de cafés, de restaurants de la capitale. Et Bertrand Delanoë connaît bien la filière des bistrots.
Monté à la capitale, le jeune socialiste ruthénois a très bien connu certaines grandes affaires et leurs patrons non loin de la rue de Solferino. Il sait à quel point cafés et bistrots donnent à Paris une partie essentielle de sa personnalité et de son attrait. Il l'a d'ailleurs rappelé dans son discours d'inauguration. «Les Aveyronnais de Paris sont une part de l'âme de Paris depuis très longtemps... Sauvez-nous la culture bistrot, sauvez-nous cet art de vivre Paris.»  Mais le maire de Paris sait également que si leurs patrons de bistrots apprécient la bicyclette, ils aiment aussi les touristes qui arrivent en cars tout comme ils apprécient que leurs bières ou leurs paquets de café puissent leur être livrés facilement.
Or, le nouveau maire doit trouver ses marques avec des alliés Verts dont certains semblent plus dogmatiques que réalistes…

Heureusement les temps ont changé. On sent que la politique partisane n’est plus de mise dans la nouvelle génération des Aveyronnais. Qu’ils soient du pays ou de Paris, dans les bistrots ou ailleurs, ils paraissent plus pragmatiques, jugent aux actes, et regardent moins les étiquettes politiques que la pertinence d’une action.
Or justement, quand on parle d’actes, ce marché des producteurs aveyronnais organisé par la F édération constitue une excellente concrétisation d’une synergie dans laquelle les Aveyronnais de Paris peuvent aider au développement de l’économie locale du pays et participer ainsi au rayonnement de l’Aveyron et de ses producteurs.

Que regardent les parisiens à leurs fenêtres ? le maire de Paris s'entretenant avec Gérard Paloc ou la procession de la bourrée qui s'apprête à défiler dans les rues de Bercy ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

A Bercy, Raymonde Raynaldi était naturellement de la fête. Cette marraine de tous les petits Rouergats de la capitale se dépense sans compter pour leur enseigner les pas des danses du pays. Si en 2050, on danse encore la bourrée dans Paris, ce sera beaucoup grâce à Raymonde...

 

 

 

 

Choc Aubrac,
le Nutella aveyronnais, présent à Bercy

 

 

 

 

 

 
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