Que
feraient les patrons de café sans leurs
épouses ?
Elles veillent au grain, tiennent la caisse,
détendent les clients stressés.
Pour réussir dans son bistrot, mieux
vaut compter sur une moitié, elle-même
originaire du pays ...
Suzy
et René Oustry, propriétaires
du café La Tour à Montparnasse.
Café,
bistrot, une affaire de couple. Ce n'est pas
d'affronter l'inconnu qui fait peur à
l'Aveyronnais, c'est surtout de ne pas pouvoir
compter sur quelqu'un quand il se lance dans
une aventure. Inutile de tenter l'aventure du
bistrot si l'on n'est pas deux sur le coup.
François
Bas et sa femme Hélène, de la
Chope Daguerre dans le 14e.
Les
jeunes générations de bistrotiers
n'y coupent pas qui travaillent le plus souvent
en couple.
Et
parfois lorsque l'on s'interroge sur le fait
de savoir pourquoi des serveurs âgés
d'origine aveyronnaise n'ont pas franchi le
pas de la gérance d'un bistrot, c'est
aussi bien souvent parce qu'ils sont restés
célibataires, et n'ont pu s'appuyer sur
le meilleur des partenaires, une épouse.
D'ailleurs
la question de l'épouse est toujours
posée par le banquier ou le courtier
lorsque l'on se lance dans une affaire.
Mais
couple ne veut pas forcément dire, que
l'on travaille avec sa femme. Il existe des
cafés où l'on préfère
le frère à l'épouse pour
travailler. « Travailler avec sa femme
à bout portant, c'est se condamner au
divorce », explique pour sa part,
un jeune patron.