
Quand
on file sur les quais rive droite, après avoir longé
le Louvre, on ne peut le rater. Le Corona a très longue devanture
rouge, et en été sa terrasse déborde
de touristes des cinq continents. Dailleurs
son emplacement stratégique en fait lun des rendez-vous
de tous les visiteurs du monde, si nombreux à
croiser dans ces parages, entre Halles, Ile de
la Cité et Louvre. Résultat : ils
composent près de 60 % de la clientèle
du Corona.
Mais le Corona attire depuis longtemps dautres
touristes : ceux-là sont venus
des bords du Lot et ils ne peuvent sempêcher
de sentir attirés comme des aimants par
le Corona. Ce sont les Espalionnais montés
à Paris pour affaires ou pour plaisir.
On y commente les dernières nouvelles du
pays. Bref, le Corona est une repaire dEspalionnais.
Cela
est dû au fait que cette belle affaire -née
dans les années trente- est dans les mains
dEspalionnais dorigine depuis trois
générations, les Naudan. «Mon
père la pris dans les années
soixante, à lépoque cétait
une toute petite affaire avec deux garçons
. » explique Claude Naudan, lactuel
Patron. Depuis, le fils na cessé
de lagrandir en reprenant deux commerces
mitoyens côté quai du Louvre.
Claude
Naudan, préside aux destinées
de lamicale des Enfants d'Espalion. Son fils, Eric aussi présent
derrière le comptoir, est pour
sa part, un des piliers de la Bourrée
de Paris, avec qui il fait le tour du
monde.
A
lintérieur, le Corona laisse
admirer un décor sixties, néon
et lampadaires, on ne serait pas surpris
dy trouver un exemplaire de Salut
les Copains. Quant à la restauration,
cest celle dune brasserie
parisienne de bon aloi : Steak, Bourguignon,
poulet frites, le plat du jour est chaque
jour différent. Claude nose
plus tenter le pays avec ses touristes
de clients. « Il y a très
longtemps jai essayé , confesse-t-il,
de faire des tripous ou de laligot.
Ca na jamais marché. »
Allez patron, ne désespérez
pas un jour cela marchera ! .