Depuis
sa fondation, en 1920, cette maison a approvisionné
des générations
dAveyronnais de Paris en produits du pays
introuvables ailleurs. Des produits aux noms étranges estofinado,
rissoles, gâteau à la broche etc - qui sonnaient comme autant
de mots de passe pour initiés. 88 ans plus tard, cette caverne dAli Baba de trésors
rouergats na pas concédé un pouce
de terrain aux techniques du marketing et du
packaging en usage dans lagro-alimentaire
du XXIe siècle. La vitrine est toujours
la même. Et il se pourrait bien que sa
balance ait pesé la tome fraîche
que Paul Ramadier, alors député
de Decazeville, venait y chercher après
les longues nuits de discussion budgétaires
à la Chambre des députés.
Les Laguiole et les Salers vieux de 15 mois sont toujours fidèles
au poste. On y trouve toujours aussi salaisons et pâtés, tome et saucisse fraîche, boudin aux chataignes et pounti, choux farci et confits, tripoux et foies gras, filets mignons de porc fermier et bœuf de l'Aubrac, sans oublier les couteaux de la Forge de Laguiole pour découper tout ça.
La plupart des très bons producteurs
du Pays trouvent ici une ambassade pour leurs
richesses qui se retrouveront sur les tables
parisiennes. Et cela se sait. Depuis des décennies,
le bouche à oreille continue de transmettre
cette vénérable adresse.
Au diable le chauvinisme !
Si tous les clients dA la Ville de
Rodez ne sont pas rouergats, il en va de même
pour les produits. On peut par exemple croiser sur ses étagères
des bocaux de haricots tarbais label rouge.
Ceux-là même quutilisent
Pierre Perret pour son cassoulet. Ne parlons pas des bocaux de prunes
du Périgord. Le trio gagnant qui préside, depuis juillet 2007, aux destinées de la boutique - la Ruthénoise Stephanie, la Montpellierraine Brigitte et le Parisien Maurice- est bien décidé à maintenir la réputation du lieu, voire à l'accentuer en proposant des produits encore plus “pointus” tel que ce jambon de coche de Laborie ou cette poitrine séchée grand affinage Ducasse. A la Ville de Rodez est le genre dendroit
où lon peut se concocter un repas
de gourmet, liquides compris. En partant de lapéro
à la Gentiane de 25° en passant par
le Monbazillac servi à température
pour accompagner le foie gras. Dans cette profusion de richesses culinaires,
il y a du grand, de l'exceptionnel. Il
en va ainsi de ces truffes fraîches que
lon peut commander entre janvier et février.
Mais avec le risque de laléa naturel.
Le meilleur chasseur peut sen revenir
bredouille tout comme le paysan truffier envoyé
par la Maison pour sa précieuse récolte.
Il faudra sincliner devant Dame nature.
Et se rabattre sur un jus de truffe, quitte
à oublier cette mésaventure avec
un verre de Marcillac.
A
LA VILLE DE RODEZ
22 rue Vieille du Temple
75004 Paris
Tel
: 01 48 87 79 36
métro : Hôtel de ville, Saint-Paul
Ouvert tous les jours sauf lundi, de 10h à 14h et de 15h à 20h
Organisez votre buffet avec A la Ville de Rodez
La boutique peut préparer un buffet froid avec ses spécialités les plus recherchées pour une centaine de personnes. Nous contacter une semaine à l'avance.
Ah, les jolis cadeaux d'A la Ville de Rodez
Envie de faire plaisir et de trouver un cadeau sortant de l'ordinaire, A la Ville de Rodez prépare des coffrets avec ses spécialités. Ainsi ce colis de Noël avec sa bouteille de Monbazillac, son foie gras du Lot et sa confiture de figue. De quoi emballer les papilles.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération.