NATURE & DÉCOUVERTE
(sommaire)


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La fin de l'orchidée aveyronnaise ?
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SOMMAIRE
NATURE & DÉCOUVERTE
1. Faune et parcs animaliers
2. Flore
3. Grottes et pierres
4. Promenons-nous dans les
bois

 

 

 

NATURE

En Route vers un Parc Naturel Régional d'Aubrac ? -2

Interview d'André Valadier. (entretien donné le 5 juin 2007)

A quand remonte cette idée de parc régional naturel de l’Aubrac ?
Dans un premier temps, il y a eu vers les années 70, la création du syndicat des communes de l'Aubrac Aveyronnais, présidé par Raymond Cayrel, ce fut la première instance de concertation et de coordination territoriale. Les membres du syndicat avaient compris que ce territoire était menacé par l'érosion démographique, économique et culturelle qui mettaient en péril sont cadre de vie. Depuis bientôt un demi-siècle, nous luttons sur l’Aubrac pour la renaissance du fromage de laguiole, de l’aligot de l’Aubrac, de la race Aubrac ou du couteau de laguiole.
Avec les contrats de terroir et bassin d’activité, dans les années 90, il y a eu un regain de vitalité territoriale. Les élus du syndicat ont souhaité que le tourisme soit bien inséré dans les voies du développement local. C’est dans cet esprit que l’engagement des communes et les financements du conseil général, du conseil régional, de l’Etat et de l’Europe, ont permis la création de la Maison de l’Aubrac. Parallèlement à la création du Pays du Haut Rouergue, les 23 communes de l’Aubrac ont décidé de maintenir leur action de d’animation collective et d’y contribuer à hauteur de 10€/habitant. 

Il y a aussi le Cantal et la Lozère, cela ne doit pas être simple d’instruire le dossier avec trois départements et trois régions ?
Pour la Lozère et le Cantal, il a fallu donner des assurances, préciser que la main tendue n’était pas la mainmise. Des élus ont tout de suite compris et soutenu l’intérêt du parc,   à commencer par la Conseillère générale du Canton de Chaudes-Aigues en Cantal.Pour la Lozère, qui est plus grande, il y a eu des changements à la tête du Conseil régional. J’avoue qu’à un moment j’ai craint que tous nos efforts ne soient anéantis par des poussées subites d’hypertension politico politiciennes.  Grâce à la bonne volonté de tous, ce danger me paraît écarté à ce jour.

Qu’est-ce que ça va apporter ?
Vis-à-vis du milieu agricole, permettre que soient déployées des démarches plus spécifiques dans le prolongement de ce qui a été fait au cours des dernières décennies. Dans cette voie, le parc sera un véritable outil de développement. Compte tenu de la nature de ce territoire, il est évident que la ressource ne peut pas être issue d'un simple apport de minerai ou de matière première. Les valeurs ajoutées sont liées à l'élaboration de produits identitaires. Les produits de l'Aubrac sont vendus à hauteur de 75 % de leur volume à l'export, et on peut considérer une plus-value du panier de l'Aubrac" estimé à + 25 - 30 % qui dépasse largement l'impact des marchés de pays.

Sur le plan touristique, comme pour l’agriculture, les projets doivent être centrés davantage sur le sur-mesure. Un exemple : il y avait 300 burons, 100 ont été détruits, 100 rénovés et 100 peuvent l’être encore. C’est ce type d’initiative qui peut s’insérer dans le projet du Parc.

 

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