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Libération de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> La libération de Paris vue par deux Aveyronnais


Le journal de Geneviève Lépine. 1


"Nous entrons dans une phase de la guerre mémorable pour les Parisiens et je crois intéressant de noter mes impressions journalières sur les événements qui vont se dérouler. Depuis quelques jours déjà la capitale connaît un mouvement inaccoutumé à l'approche rapide des troupes américaines, les Allemands quittent Paris, on voit sans arrêt passer à toute allure des chars, tanks, voitures camouflés et fleuris de branchages. Les hôtels réquisitionnés se vident".
C'est ainsi que Geneviève Lépine, débute le journal qu'elle tiendra durant ces évènements d’août 1944 à Paris.
Nous avons retenu ses impressions alors qu'elle part à Ivry où il doit y avoir une réunion pour mettre au point le plan de détresse pour les enfants de 9 mois à 2 ans (distribution de farine et de lait condensé) auquel elle participe.

Image : Geneviève Lépine à Sainte-Geneviève sur Argenceen sur le perron de sa maison. août 2004.

 


Vendredi 18 août

Ce matin on croyait ne plus "les" voir mais il en reste quelques uns cependant rares et semblants équipés pour le départ. Des camions chargés d'objets les plus hétéroclites. Ils nous prennent tout ce qu'ils peuvent avant de partir, entre autres : pneus, vélos, essence.
Ce matin je vais à 8h30 à la messe de fiançailles d'amis, une messe touchante et le symbole de notre Espérance en un avenir meilleur. Dimanche 20 août
Je vais faire la queue pour le pain car depuis plusieurs jours il y a une file interminable devant la boulangerie. L'Eglise St Thomas d'Aquin est barricadée et gardée par les Allemands. Je vais donc à la messe à St Sulpice. Des affiches sont apposées sur les murs annonçant le gouvernement provisoire de la République.


Lundi 21 août
Vers la fin de la matinée grosse mitraillade bd Raspail. Il ne fait pas bon rester à la fenêtre. On entend le canon toute la journée. On ne tient plus en place. Je vais chez Cathy, je rencontre son frère qui depuis longtemps fait déjà partie de la Résistance. Il est aussi énervé de cette attente. un de leur cousin aurait vu les américains à St Germain des Prés. On se raccroche à tous les bobards qui circulent. Depuis samedi on s'imagine toujours que les Alliés seront à Pris le lendemain matin mais on ne voit encore que quelques uniformes verts.

(suite Le journal de Geneviève Lépine)


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