L'Histoire en 15 tableaux Tableau n°6 : Oh mon barbare, oh mon désespoir « Allah Akbar, Allah Akbar ! » Les guerriers d'Anbassa, après avoir dévasté Nîmes et Carcassonne, déboulent en Rouergue. Les autochtones surpris, réalisent à peine l'ampleur du drame qui se joue. Une flèche sarrasine a vite fait de se ficher dans leur moelle épinière. Le Djihad, comme plus tard la Croisade, abolit tous les interdits et repousse les limites de la cruauté. Les têtes des enfants roulent sous les lames des cimeterres tandis que les femmes hurlent de leurs dernières forces sous les assauts sexuels des enragés. Une fois, les Maures repartis vers le Gévaudan, il ne reste plus âme qui vive, même le bétail gît les quatre pattes en l'air. Saint-Hilarian, qui se trouvait à Espalion, fut décapité par les Sarrasins. La légende dit que le Martyre aurait porté sa tête à sa mère... Les Rouergats ont beau avoir connu l'invasion wisigothe et leur installation progressive autour de Toulouse, vu passer les tribus Vandales en route vers l'Afrique du Nord, les raids sarrasins ont suscité un effroi sans borne. Ce n'est qu'en l'an 800 que les choses se tassent avec l'Empire de Charlemagne. Le répit est bref, à peine estompé le souvenir des Maures, que voici les Vikings tout aussi épouvantables. En 864, après avoir fondu sur Toulouse, ils se tournent, eux aussi, vers le Rouergue. Mais cette fois-ci, l'armée de Charles le Chauve les arrête à Connac au sud de Réquista. La bataille devient une grande fresque légendaire.
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- La genèse du plésiosaure 2 - La chasse aux rhinos sur les causses 3 - Du bronze des menhirs 4 - Nos ancêtres les Rutènes 5 - "Les AveyRomains 6 - Oh mon barbare, oh mon désespoir 7 - Les comtes de Toulouse et l'installation durable des Templiers sur le Larzac 8 - La guerre de Cent ans, temps de malheurs et de crise 9 - Les guerres de religion 10 - La révolution aveyronnaise 11 - La révolution industrielle aveyronnaise 12 - Le temps des émigrés 13 - La saignée de 14 14 - Maréchal nous voilà, mais la résistance est là 15 - Les trente glorieuses |


Paradoxalement la splendeur des grandes abbayes aveyronnaises - à commencer par Conques - doit beaucoup à la peur suscitée par les Vikings. Et pour cause, ces grands amateurs de butins se précipitent d'abord sur les monastères et abbayes établies sur les rives des fleuves qu'empruntent leurs drakkars. Du coup, les moines ont tendance à mettre à l'abri les reliques qui fondent leurs abbayes dans l'arrière-pays. Ainsi, les ossements de Sainte-Foy, vénérée à Conques, proviendraient-ils du monastère d'Agen que ses religieux auraient voulu soustraire à la menace normande ? Phénomène similaire avec la fondation de l'abbaye de Vabres fondée par des moines fuyant les rives de la Dordogne.