Ces vignes offrent aux pèlerins de Saint-Jacques arrivant harassés de l'Aubrac la promesse d’un nectar fruité à savourer au milieu d'un paysage proche de celui façonné par les moines conquois voilà 1000 ans. Ce cru et ce paysage, on le doit à Patrick Rols, un jeune vigneron huitième d’une famille conquoise de neuf enfants.

Patrick Rols fait partie de ces Aveyronnais encore animés du courage des ancêtres. Il a mis toute sa sueur et toutes ses économies dans sa vigne. Pas par masochisme, simplement en se disant qu’un bon vin conquois, compte tenu du passage à Conques avaient toutes les chances de séduire les touristes de passage.
Pendant que d'autres jardinent aux 35 heures, Patrick Rols a quitté une bonne place bien chaude à la Chambre d'Agriculture où il vérifiait les dossiers de demandes de subventions. Il a acheté 6 hectares de friches sur les coteaux pentus du Dourdou. Pour qu'elles soient attenantes, il lui a fallu convaincre les propriétaires de les lui vendre. «Quand j’évoquais mon projet, on me disait qu’au centre psychiatrique de Rodez , il n'y avait pas plus fou que moi. » Avec son frère, ils ont donc défriché et nivelé, planté.
Suite de l'article
|