
Entre Rodez, Decazeville, et Villefranche
de Rouergue, s'étend la "Mécanic
Vallée". Cette zone un peu imprécise
s'étend en fait de Rodez à
Tulle, en passant par Brive et Figeac. Elle
a été baptisée ainsi
en référence à sa concentration
d'entreprises (210 entreprises et 14 000
emplois, CA de 1,4 milliards d'euros) spécialisées
sur le travail du métal, la mécanique
de précision, les machines-outils
de toutes sortes et autres composants électromécaniques.
Ce "système productif local",
(SPL) pour reprendre la terminologie de
la Datar, offre une palette de compétence
pointues dans la mécanique et les
métaux. Il répond aux besoins
de divers secteurs industriels : automobile,
aéronautique, mécanique de
haute précision.
Les
entreprises de la "Mécanic Vallée"
ont décidé de pousser plus
loin leurs synergies en travaillant sur
la notion de réseau, de besoins communs
et d'échanges d'expériences.
Un bon moyen de compenser le danger lié
à l'hyper-spécialisation,
qui, bien que gage de valeur-ajoutée,
constitue souvent également un talon
d'achille, lorsque le secteur est en crise.
Ce fut par exemple le cas des sous-traitants
aéronautiques après le 11
septembre 2002.
Bosch,
Purflux, SAM, Blanc Aero Industrie, Forest-line,
Sofop, Vieillemontagne, Mécaniques
et Travaux Industriels (MTI), HITEC constituent
les principales entreprises. Elles drainent
dans leur sillage un maillage de PME qui
s'appuient sur le savoir-faire de la main
d'uvre locale.