AGRICULTURE
et agroalimentaire
(sommaire)

A LA UNE
- Agriculture
- Agro alimentaire
- Traçabilité

REPORTAGES
- Si Roquefort m'était conté
- Bleu des Causses
- Le bio
- Jeune Montagne
- Cantal de Thérondels
- L'ensilage

 

SOMMAIRE
ECONOMIE

1. Artisanat
et traditions

2. Industrie
et services

3. Agriculture,
agroalimentaire

4. Formation
et emploi

 


ANDRÉ VALADIER LE PÈRE FONDATEUR DE JEUNE MONTAGNE

La défense de l’Aligot
L’aligot marche du feu de dieu, avec une production en hausse constante. Mais le succès attire toujours des gens qui veulent profiter de l’aubaine à moindre frais. A Laguiole, on a vu ce phénomène avec le succès des couteaux dont beaucoup n’ont que le nom et qui arrivent par conteneurs de Shanghai ou Shenzen. Les Chinois n’en sont pas encore à copier l’aligot. Il en va autrement de certains grands groupes, oui.

 


(Aligot réalisé avec la tome de Jeune Montagne)

 

«Nous sommes anxieux, nous avons pris des dispositions pour protéger l’aligot. Ainsi nous savons qu’une filiale belge d’un géant de l’agroalimentaire s’apprêterait à en sortir un. Nous pensons que l’on peut revendiquer la protection d’un produit du terroir. » explique André Valadier.
«Ce que l’on craint le plus, c’est la dénaturation du produit. Comment peut-on appeler aligot des produits comme on en a récemment vu à Laguiole avec seulement 13% de tome. Ils ne font aucun fil. Un vrai aligot, c’est au minimum 25 à 30% de tome. Il y a des fabricants d’aligot en Ariège, cela ne nous gêne pas à partir du moment où ils recourent à une tome au lait cru. C’est elle qui donne les qualités gustatives. Pas la pasteurisation. »

Le défi actuel des 35 heures dans l’agriculture
Tout comme dans la restauration, les bistrots et les PME, la mise en place des 35 heures s’avère également lourde de conséquences et d’effets induits dans le monde agricole. Car elle met le doigt là où ça fait mal, c’est-à-dire dans la qualité de vie des jeunes agriculteurs et l’incitation à reprendre l’héritage ancestral.
Pour André Valadier, c’est aujourd’hui le principal défi qui conditionne l’avenir des produits du terroir : «A la coopérative Jeune Montagne, nous avons environ 40 employés et 80 éleveurs, je dois reconnaître que l’ambiance a été flottante avec l’adoption des 35 heures. Car les producteurs demeurent toujours face à une contrainte des 365 jours de traites sans samedi, dimanche, jour fériés. Nous commençons à mettre en place des solutions de remplacements. Si nous n’en trouvons pas, nous aurons du mal à inciter des jeunes éleveurs à s’installer. Protéger l’avenir de Jeune Montagne, c’est faire tomber la contrainte des 365 jours, sinon les jeunes quitteront la coopérative et feront de la vache allaitante avec des vaches Aubrac avec des veaux. »


Pour une agriculture sans primes !
André Valadier ne craint pas d’aborder des questions sensibles qui heurtent de plein fouet quelques récentes habitudes paysannes héritées de la PAC (Politique agricole commune) et très présentes en Aveyron, pays de montagnes et donc de primes. Que ce soit dans le sud avec la brebis ou dans le nord avec les vaches. «Quel avenir peut avoir un territoire qui s’en remettrait uniquement à la compensation des handicaps. Une région de montagne défavorisée peut être un socle de ressource, or nos éleveurs ont pris des habitudes. Ces subventions affaiblissent notre capacité à nous remettre en cause, à être créatifs et porteurs de projet. »

 

Dossier réalisé en février 2002

 

 

 

 

JEUNE MONTAGNE

Ce n’est pas un hasard, si André Valadier est aujourd’hui l’un des hommes publics les plus respectés d’Aveyron. Après les éleveurs, il a réussi à convaincre le roi du surgelé Picard de se lancer dans l’aventure de l’aligot congelé. Aujourd’hui, c’est le boom sur l’aligot.

 

 

LE CANTAL AVEYRONNAIS
C'est l'histoire du Thérondels, le seul Cantal aveyronnais, produit dans la plus petite coopérative laitière de France. Animée par une vingtaine d'éleveurs, la petite coopérative du Carladez s’acharne à sortir un cantal au lait cru hors pair parfumé par les herbages fleuris des altitudes du Carladez.

>> En savoir plus

 

L'ÉCIR EN AUBRAC

Destiné à l'enseignement,
dans les années 80,
Jean-Marie Cayla reprend
la ferme familiale
et choisit de se lancer
dans la fabrication
de fromages. Petit tour
en Aveyron à la rencontre
de l'Ecir.

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