Prenez
une vache laitière, une Simmental,
ayant brouté les herbages d'altitude
du Carladez à près de 1000
mètres. Son lait du matin qui arrive
à 4° est réchauffé
à 32° pour le faire cailler.
Au bout de 45 minutes, le caillé
durci est découpé durant 20
minutes avec des fils de fer. Le caillé
descend au fond de la cuve tandis que le
sérum remonte. Le caillé passe
alors sous presse, actionné progressivement
par un vérin.
Toutes
ces opérations sont supervisées
par un jeune fromager de 33 ans, formé
sur le tas. Voilà quinze ans, il
affinait déjà son Salers dans
la ferme familiale.
Durant deux heures, le caillé est
retourné une dizaine de fois pour
l'égoutter. La tome repose alors
jusqu'au lendemain cinq heures du matin
où elle va être broyée
et salée. Deux heures d'attente avant
la mise en moules pendant deux jours. Ensuite
direction la cave. Après une quinzaine
de jours ces énormes tomes de 45
kg commencent à prendre leurs croûtes.
L'odeur du caractère dans les caves
se sent tout de suite.Certaines fourmes
passeront parfois jusqu'à deux ans
en cave à une température
constante de 11°. Certes on peut le
manger au bout de trois mois, mais ça
n'aura pas le même goût.
La pression de lhygiène
et des contrôles
Les cas de salmonellose relevés sur
certains cantals produits en Cantal cet
été, ont conduit les services
vétérinaires à mettre
la pression sur les petites coopératives.
Celle de Thérondels na pas
échappé à la règle.
Elle a dû investir dans les contrôles
et renforcer ses procédures dhygiène.
«Les procédures dhygiène
ont un coût mais nous serons gagnants.
» assure Antoine Verdier. De fait,
la coopérative a dû retarder
son projet de rénovation et dextension
de la coopérative. Pas découragé,
Antoine Verdier et ses amis remettront le
projet de doublement de la production en
2003. Augmenter la production semble être
le seul moyen de pérenniser la production
de Cantal à Thérondels et
donc de maintenir une activité agricole
sur ce coin si joli du Carladez.
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