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SOMMAIRE
ECONOMIE

1. Artisanat
et traditions

2. Industrie
et services

3. Agriculture,
agroalimentaire

4. Formation
et emploi

 

 

DOSSIER : UNE HISTOIRE QUI FAIT DU FOIN

«L'ensilage pose un problème de main d'œuvre ! » 

Claude Bessou, Eleveur en GAEC à Villeneuve d’Aveyron, propriétaire d’une centaine de limousines, qui pratique l’ensilage.
Interview réalisée le 27 mai 2002.


Comment est le foin en ce printemps 2002 ?
Au début du mois, il était bon mais rare pour ceux qui l’avaient ramassé. Avec la succession d’intempéries et d’éclaircies jusqu’à la fin de mai, il a depuis connu une bonne croissance.


Remettra-t-on un jour en cause l’ensilage d’herbe pour la filière bovine ?
C’est peu probable. Avec la crise que l’on vient de vivre, on n’a pas vraiment les moyens, à contrario de certains éleveurs de brebis travaillant pour Roquefort, d’investir dans le séchage en grange qui demeure très cher (150 000 ou 1 MF). Certes, une ensileuse revient au même prix, mais nous sommes 25 à nous la partager dans le cadre d’un CUMA (Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole). On fait d’abord passer les producteurs laitiers qui recherchent de la bonne marchandise, nous les bovins viande, on peut passer un peu plus tard.


L’ensilage d’herbe a donc de beaux jours devant lui ?
En fait ce qui devient difficile avec l’ensilage c’est de trouver de la main d’œuvre. Car pour ensiler, il faut se trouver une équipe de huit :un à la faucheuse, deux aux silos, les autres dans les tracteurs remorques. Compter 5 remorques pour un chantier de 20 hectares. Or, dans les campagnes aujourd'hui, les jeunes tendent à manquer.


Et les produits conservateurs que l’on est obligé de verser dans les silos ?

Ils sont beaucoup moins nocifs qu’auparavant. Et puis, si l’on pré-fane, c’est-à-dire si on peut laisser l’herbe sécher une demi-journée au soleil avant de l’ensiler, alors on n’est pas obligé de mettre des conservateurs dans le silo.


Les veaux dont sont friands vos clients italiens, consomment-ils de l’ensilage ?
Aucun veau ne mange de l’ensilage d’herbe, on leur donne du foin et des céréales, on ne cherche pas à leur gonfler la panse...

 

 

 

 


SOMMAIRE du dossier

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La méthode traditionnelle,
le fanage,
une science
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L'ensilage,
enfant de
la mécanisation
et du productivisme.
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L'enrubanage,
victime
des rats
et des buses
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