La
"Houille blanche", rente naturelle
aveyronnaise. (nov 04)
Le
témoignage d'Ernest Verdier sur la construction
du barrage de Sarrans
Ce
Jeune Thérondelois de 95 ans a vu ses
terres immergées par les eaux du barrage
de Sarrans édifié
en 1934.
«On en parlait déjà
avant la guerre de 14. Ils nous ont noyé
deux hectares, pour 1600 francs d’indemnité.
C’était pas cher payé. Mais
beaucoup de maisons ont été noyées
à l’époque, la compagnie
d’électricité s’occupait
alors de les reloger ailleurs.
C’était l’ingénieur
(M.Drogo) qui avait choisi ce coin de Sarrans
car il y avait de chaque côté des
rochers où le barrage pouvait s’encastrer.
Avec la construction du barrage de Sarrans,
il y a eu dans le pays des étrangers
venus de tous les pays. Sur la route de Sainte-Geneviève,
il y avait un camp où logeaient trois
mille ouvriers. Avec mon beau-frère,
nous démarchions les cantines pour vendre
le cantal que l’on pressait dans le buron.
Le marchand de vin descendait chaque jour au
chantier huit barriques de vin. Après
l’achèvement, du barrage nous avons
eu deux Serbes à la ferme qui nous ont
aidé à construire la grange. Ils
savaient travailler. » En
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