L'AGRICULTURE
AVEYRONNAISE

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L'agriculture
aveyronnaise présente encore des traits caractéristiques
très forts.
Exemples : un travail en filières bien structurées,
un accent mis sur la qualité, lhygiène
et parfois une approche marketing pour se mettre à
lécoute du marché.
Mais elle est confrontée à une course
contre la montre avec de la remise en cause de la
PAC en 2013 liée à larrivée des
nouveaux membres de lUnion. LAveyron demeure
par exemple particulièrement exposé à une
remise en cause de la « politique montagne »
et ses primes pour les éleveurs en zone de
relief.

Une culture de la coopération
Lun des traits dominants de lagriculture
aveyronnaise, cest cette culture de la coopération
entre les producteurs. Elle a été symbolisée
par l'AOC Roquefort décrochée durant les
années trente.
La méthode a fait des émules par exemple
avec l'AOC sur le fromage de Laguiole ou les filières
Buf Fermier Aubrac et Veau dAveyron.
Mais, elle est montre également ses limites par
exemple à propos de Roquefort où les producteurs
nont pas su garder la maîtrise de la filière
et ont fait entrer des industriels.
Or lindustriel travaille sur une autre logique
que lagriculteur. Confronté à une
concurrence mondiale, il na quun objectif
: réduire ses coûts.
Doù la crainte, souvent formulée
par des éleveurs, que ceux qui contrôlent
Société refusent un jour de payer le litre
de lait de brebis Lacaune plus dun euro alors
quil pourrait le payer dix fois moins en Sardaigne
ou ailleurs. Cest tout lobjet de lAOC
d'éviter cela.
En Aveyron, il faut aussi signaler dans lagriculture
toutes ces individualités qui travaillent à
leurs façons des produits audacieux, loin des
grands circuits. Des produits qui rencontrent des amateurs
qu'il s'agisse de saucisses, de pastis, de fromages
ou de vins.
Sacré
relief
Le
relief nest pas le même pour tout le monde.
Le pays des causses na pas les mêmes contraintes.
Quoi par exemple de plus difficile de sarcler la vigne
sur les coteaux en pente raides des bords du lot pour
les vignerons dEstaing ou dEntraygues qui
se retrouvent à larrivée avec des
coûts à la bouteille bien plus élevés
que leurs voisins du Languedoc. En revanche, la prime
de montagne sert léleveur qui se retrouve
en haut dun causse arrondi.
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Où
sont les jeunes ?
Lun ses traits distinctifs de
lagriculture aveyronnaise était sa population
jeune et dynamique. Il semble que ce état de
fait appartiennent au passé 44 % des
chefs d'exploitation avaient moins de 40 ans au recensement
de 1998. Cette part est tombée à un
tiers depuis le recensement de 2000. Plus grave, un
nombre croissant dexploitants qui, souhaitant
partir à la retraite, se retrouvent sans successeur...
On comprend, par exemple, les inquiétudes dAndré
Valadier, président de la coopérative
Jeune Montagne, qui doit trouver coûte que
coûte des formules de remplacement acceptables
pour ses éleveurs laitiers obligés de
traire 365 jours par an.
Big and bigger, toujours plus grand.
Avec cinq mille exploitations en moins dans la période
séparant le recensement 1998 de celui de 2000,
le discours sur lautonomie du petit paysan cher
à José Bové ne résiste
pas à lexamen des faits. LAveyron
néchappe pas au phénomène
général de la concentration des exploitations.
Avec 10 700 exploitations en 2000, cette concentration
saccompagne évidemment dun accroissement
de la surface des exploitations, près d'une
cinquantaine d'hectares en moyenne.Rien naturellement
de comparable avec les plaines de louest ou
du Nord de la France.
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