AGRICULTURE
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REPORTAGES
- Si Roquefort m'était conté
- Le bio
- Jeune Montagne
- Cantal de Thérondels
- L'ensilage

 

SOMMAIRE
ECONOMIE

1. Artisanat
et traditions

2. Industrie
et services

3. Agriculture,
agroalimentaire

4. Formation
et emploi

L'AGRICULTURE AVEYRONNAISE

L'agriculture aveyronnaise présente encore des traits caractéristiques très forts.
Exemples : un travail en filières bien structurées, un accent mis sur la qualité, l’hygiène et parfois une approche marketing pour se mettre à l’écoute du marché.
Mais elle est confrontée à une course contre la montre avec de la remise en cause de la PAC en 2013 liée à l’arrivée des nouveaux membres de l’Union. L’Aveyron demeure par exemple particulièrement exposé à une remise en cause de la « politique montagne » et ses primes pour les éleveurs en zone de relief.



Une culture de la coopération
L’un des traits dominants de l’agriculture aveyronnaise, c’est cette culture de la coopération entre les producteurs. Elle a été symbolisée par l'AOC Roquefort décrochée durant les années trente.
La méthode a fait des émules par exemple avec l'AOC sur le fromage de Laguiole ou les filières Bœuf Fermier Aubrac et Veau d’Aveyron.
Mais, elle est montre également ses limites par exemple à propos de Roquefort où les producteurs n’ont pas su garder la maîtrise de la filière et ont fait entrer des industriels.
Or l’industriel travaille sur une autre logique que l’agriculteur. Confronté à une concurrence mondiale, il n’a qu’un objectif : réduire ses coûts.
D’où la crainte, souvent formulée par des éleveurs, que ceux qui contrôlent Société refusent un jour de payer le litre de lait de brebis Lacaune plus d’un euro alors qu’il pourrait le payer dix fois moins en Sardaigne ou ailleurs. C’est tout l’objet de l’AOC d'éviter cela.
En Aveyron, il faut aussi signaler dans l’agriculture toutes ces individualités qui travaillent à leurs façons des produits audacieux, loin des grands circuits. Des produits qui rencontrent des amateurs qu'il s'agisse de saucisses, de pastis, de fromages ou de vins.

Sacré relief

Le relief n’est pas le même pour tout le monde. Le pays des causses n’a pas les mêmes contraintes. Quoi par exemple de plus difficile de sarcler la vigne sur les coteaux en pente raides des bords du lot pour les vignerons d’Estaing ou d’Entraygues qui se retrouvent à l’arrivée avec des coûts à la bouteille bien plus élevés que leurs voisins du Languedoc. En revanche, la prime de montagne sert l’éleveur qui se retrouve en haut d’un causse arrondi.

 

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Où sont les jeunes ?


L’un ses traits distinctifs de l’agriculture aveyronnaise était sa population jeune et dynamique. Il semble que ce état de fait appartiennent au passé –44 % des chefs d'exploitation avaient moins de 40 ans au recensement de 1998. Cette part est tombée à un tiers depuis le recensement de 2000. Plus grave, un nombre croissant d’exploitants qui, souhaitant partir à la retraite, se retrouvent sans successeur...
On comprend, par exemple, les inquiétudes d’André Valadier, président de la coopérative Jeune Montagne, qui doit trouver coûte que coûte des formules de remplacement acceptables pour ses éleveurs laitiers obligés de traire 365 jours par an.


Big and bigger, toujours plus grand.

Avec cinq mille exploitations en moins dans la période séparant le recensement 1998 de celui de 2000, le discours sur l’autonomie du petit paysan cher à José Bové ne résiste pas à l’examen des faits. L’Aveyron n’échappe pas au phénomène général de la concentration des exploitations.
Avec 10 700 exploitations en 2000, cette concentration s’accompagne évidemment d’un accroissement de la surface des exploitations, près d'une cinquantaine d'hectares en moyenne.Rien naturellement de comparable avec les plaines de l’ouest ou du Nord de la France.

PORTRAITS D'AGRICULTEURS

Gabriel Rames, éleveur sur l'Aubrac

Arthur, le berger de Montaigut

 

 

 

 
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