Dossier Salon de l'agiculture 2006 : suite
L’idée d’un produire mieux à la place d’un produire plus, n’a pas encore pénétré toutes les têtes. Une révolution culturelle reste à faire. Sur ce point, Jean Laurens patron de la Chambre d’Agriculture ou Léon Maillé, membre historique de la Confédération paysanne semblent d’accord. Bref, tout ets loin d'être réglé dans ce système qui interdit toute synthèse. L’irrigation demeure subventionnée –malgré les sécheresses, tout comme certaines pratiques de drainages sur les causses et les monts d’Aubrac. Des drainages qui n’ont pas compté pour du beurre dans les inondations récurrentes du Lot de ces dernières années.

Et puis, il y a l’inéquité de ces primes. Avec un taux de prélèvement obligatoire de 47%, de plus en plus de Français (et de paysans) voudraient bien qu’elles soient davantage versées en fonction des revenus et non en fonction des critères d’antériorité ou de taille de l'exploitation. Pour nos hommes politiques, cela semble aussi suicidaire que de demander aux fonctionnaires de travailler 40 heures par semaine ou aux cheminots de prendre leur retraite à 65 ans.
Face à ces défis, le H5N1 vient assombrir le tableau et le spectre d’inquiétudes et de craintes. Seule façon de conjurer le malheur mangez du poulet d’Aveyron !
Le vécu d'un nouvel agriculteur aveyronnais. |