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Haut débit, inégalité des Aveyronnais des champs et des villes (suite) juin 2008
Car la facture internet est plus salée pour les Rouergats ruraux que pour leurs cousins urbains. Ainsi Altitude Télécom facture-t-il l’abonnement mensuel à 39€ pour le seul internet, plus 6€ si l’on veut le téléphone. Ajoutez à cela une caution de 100 € pour le modem (remboursable) mais surtout une installation de l’antenne Wimax d’un coût minimum de 200 €. Numéo, de son côté, facture à 39€ téléphone compris la liaison à 1 méga et à 49 €/mois la liaison à 2 méga. Cher comparé au 30 €/mois de l'abonnement en ville pour un haut débit –atteignant parfois jusqu’à 28 Méga- qui intègre aussi TV et magnétoscope numérique.
Si l’on ajoute à cela que l'internet est principalement utilisé par des jeunes ruraux en formation, par définition peu fortunés, on peut se demander pourquoi, une subvention n’est pas prévue au moins pour l’antenne. Elle aurait été toujours plus profitable à la collectivité que le financement récurrent des déficits de certaines structures.
A l’heure où Aveyron Expansion et son président Jean Puech- à grands renforts de consultants- glosent sur l’attractivité du territoire dans les perspectives des élections sénatoriales de septembre 2008, c’est bien le genre de question que devraient se poser les grands électeurs. Car quand on aborde l’attractivité d’un territoire, on regarde d’abord les réseaux physiques et virtuels (numériques). Sur ce plan-là entre l’absence d’une RN 88 à deux fois deux voies, l'appauvrissement de l’offre feroviaire et les faiblesses du haut débit, on ne peut pas vraiment dire que l’Aveyron soit bien loti.
encadré : Concrètement la couverture de l’Aveyron en haut débit impliquait que la pose de 172 km de câbles de fibres optiques en sous-sol, et l’implantation de 83 stations d'émission-réception d'ondes hertziennes - le Wimax pour les spécialistes - soient implantées.
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