SOMMAIRE

L'ALBUM DU DOCTEUR GONDAL : UN AUTRE REGARD SUR L'AVEYRON

Introduction

Durant les années trente, chaque été, André Gondal a passé des heures derrière son appareil à cadrer, à attendre la bonne lumière, le bon visage ou la bonne expression. Cet originaire de Sainte-Geneviève-sur-Argence était médecin à Paris. Comme tous les Aveyronnais exilés dans la Capitale, il attendait chaque mois d’août avec impatience pour redescendre au Pays. La fille du Docteur Gondal se souvient, étant enfant, avoir passé des heures à attendre son père dans la voiture. Quand il avait repéré un paysage, il attendait la bonne lumière pour appuyer sur le déclencheur.


A l’époque, le docteur Gondal utilisait un lourd appareil à un coup : le Verascope Richard, du nom de son inventeur français. Cet appareil était muni de deux objectifs 24X36 qui donnaient au développement cette image en stéréoscopie en deux dimensions. Pas de pellicules, l'appareil se chargeait plaque de verre par plaque de verre. Ces plaques recouvertes de gélatine -extrêmement sensible- offraient au final une vision en relief et un magnifique piqué. A condition bien sûr de glisser la plaque dans une sorte de paire de jumelles de bois. Ce procédé de la stéréoscopie sera plus tard décliné en version plastique et vendus par millions dans tous les sites touristiques de la planète.



Les photos du docteur Gondal révèlent un Aveyron à la fois sauvage et poétique vu par un photographe qui aurait été digne de collaborer au National Geographic.
André Gondal n’était ni un obsédé du portrait, ni un maniaque du paysage ou de la vie paysanne. Il aimait la vie de son pays dans sa totalité.
Certains clichés ont une valeur documentaire très forte, par exemple, ceux qui montrent l'érection des barrages sur la vallée de la Truyère. A l’époque où le docteur Gondal commence à prendre ses clichés, en 1933, l’Aveyron s’apprête à changer radicalement de physionomie. Ces barrages, à commencer par celui de Sarrans, vont noyer des vallées entières et transformer le Rouergue en pays de lacs.
Il émane aussi de certaines de ces images une ambiance années trente, une douceur de vivre de “Parisiens“ revenus au pays , un pays où l’on pique-niquait devant la presqu’île d’un Laussac tout juste englouti par les eaux de la Truyère retenue.
Le dénominateur commun entre tous ces clichés, c’est bien un amour immodéré pour son pays, de l'Aubrac et du Carladez bien sûr mais aussi de tout l’Aveyron.

Accéder aux clichés

(cliquer sur l'image)

Le Barrage

Les sites

La vie paysanne

L'eau

Gens d'Aveyron

Enfants

 

Biographie express d’un Aveyronnais de Paris
Né en 1890, André Gondal est mort en 1962.
Ses parents tenaient une crèmerie Rue Bonaparte. Fou de son pays d’origine, le docteur Gondal était plongé dans l’amicalisme jusqu’au cou comme son père qui avait présidé l’amicale de Sainte-Geneviève d’Argence.

 

Précisions importantes :

-Tous les témoignages et les précisions sur les clichés sont les bienvenus.
-Merci de ne pas utiliser ces clichés qui nous ont été confiés par les ayants droit du docteur Gondal.
- Un ouvrage à petit tirage est en cours de préparation. Si vous souhaitez être prévenu lors de parution, contactez-nous. (redaction@aveyron.com).


Avis aux internautes
Il est possible que des internautes connectés par modem téléphonique rencontrent des longueurs dans le chargement des pages. Il nous a fallu réaliser un compromis entre une taille suffisante des clichés et leurs poids en octets, ce qui ralentit leur chargement. Mais tout vient à point à qui sait attendre…