L'heureuse
Transhumance 2004 de Michel Rocard
« Manger de l’aligot filé par des paysans
de l’Aubrac, c’est tout de même meilleur que
d’avaler des couleuvres servies par des crocodiles du
PS » devait se dire Michel Rocard en cette journée
bénie de transhumance du 23 mai ou l’Aubrac balayé
d' un vent frais et baigné d’une lumière
unique. Il n’y a pas à dire, un bon aligot consommé
sur les prairies d’Aubrac aux côtés des vaches
Aubrac encore fleuries, ça vous requinque son homme !
Surtout, lorsque ce dernier est un ancien Premier ministre de
François Mitterrand de 74 ans qui vient de farcir la
montée de la vallée du Lot au plateau d’Aubrac.
Sacré
Rocard ! Cet Aveyronnais d’adoption* propriétaire
aveyronnais depuis peu, a apprécié cet accueil
rouergat patronné par l’incontournable et génie
des RP, André Damon. L’Espalionnais, patron du
Petit Journal, est un membre actif d’une bande de copains
aveyronnais de Paris qui savent faire rimer festivité,
simplicité et amitié. Chantal Jourdan, préfète
de l’Aveyron, originaire de Haute-Provence et connaisseuse
des transhumances de brebis, n’a pas boudé son
plaisir d’être convié à partager le
clou de cette transhumance lorsque les veaux retrouvent leurs
marcheuses de mères.
Pour
revenir à Rocard (ci-dessus à côté
de son épouse en ciré jaune et ci-contre à
Aubrac, encadré par André Damon et André
Valadier), visiblement la transhumance lui a porté chance
A en croire le quotidien Libération, daté
du 26 mai, le chef de file du PS pour les élections européennes
pour le grand Sud-est a une côte d’enfer. En 2003,
il était carrément mis au rancart par ses "amis"
du PS après avoir fait entendre un autre son de cloche
lors du débat sur les retraites en 2003. L’air
de l’Aubrac où il réside désormais
de temps en temps y est peut-être pour quelque chose...
*
A l’instar d’autres célébrités
de la politique, des médias ou de la mode, Michel Rocard,
fait partie de ses nouveaux aveyronnais d’adoption qui
ont choisi d’acheter en Aveyron. Saluons leur bon goût,
mais croisons les doigts pour que l’Aveyron ne devienne
pas comme le Luberon dans les années 80 et ne troque
son authenticité pour l’artifice des apparences.