Née
avant guerre, l'Amicale des Aveyronnais de Toulouse
et de la Haute-Garonne s'était assoupie telle
la Belle au Bois dormant en 1956. Quinze ans plus tard,
elle sortira de sa torpeur sous l'impulsion de deux
avocats d'origine aveyronnaise.
Au sud de la Loire, les avocats, sont des chevilles
ouvrières incontournables du mouvement amicaliste
comme à Marseille. Aujourd'hui, on estime à
90 000 le nombre de Toulousains natifs ou descendants
de l'Aveyron. Ils sont répartis dans tous les
secteurs de la société sans aucune prédilection
particulière.
En 1979, l'Amicale lance la Nuit Aveyronnaise. Une grande
soirée qui est devenue au fil des ans, une véritable
institution toulousaine. C'est également, l'un
des bals musette les plus réputés de France
qui rassemble plus de 1000 personnes.
"Nous avons eu les meilleurs noms à l'exception
d'Yvette Horner", explique Roland Malgouyres. Ce
cheminot retraité, né à 20 km de
Rodez, préside l'amicale depuis 1994. L'Amicale
quant à elle, compte environ 250 sympathisants
et a son siège au Café du Midi sis au
27 boulevard Lascrosses.
Roland
Malgouyres (à gauche),
président de l'Amicale de Toulouse
A
côté de la Nuit Aveyronnaise d'autres événements
rythment la vie des amicalistes de Haute-Garonne, le
Loto, la sortie annuelle, et le grand pique-nique de
la Saint-Jean qui se termine par un aligot géant
dans la campagne toulousaine. L'assemblée générale
est l'occasion de l'élection de la Pastourelle.
Récemment, l'association a été
désignée par le magazine l'Express comme
l'un des réseaux d'influence de la Haute-Garonne.
Ce qui n'a pas manqué de faire sourire Roland
Malgouyres. "Nous nous sommes toujours débrouillés
pour faire présider nos banquets par des personnalités
de tout bord politique.»
Alors
le soupçon d'influence vient sans doute de l'origine
aveyronnaise de la dynastie des maires de Toulouse :
le père de Dominique Baudis, Pierre, natif de
Decazeville, et ingénieur aux Houillères
a, de tout temps, soutenu l'Amicale. Quant à
son fils, il a présidé le banquet de l'an
2000.
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