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Sur
les terrains, sa corpulence évoque un Sergeï Bubka.
Et le fait très vite remarquer. Quand on regarde ses
bras, on se dit que la quille aveyronnaise est comme le lancer
de poids.
Une histoire de biscotto.
Grave erreur d'appréciation ...

Car
à la seule observation d'un match, on voit des gabarits
bien moins imposants que le sien réussir des coups
somptueux et même des neuf, l'équivalent du strike
au bowling.
"Il ne suffit pas d'être fort, la quille aveyronnaise
est technique comme le golf. On ne joue pas contre les autres,
on joue d'abord contre soi-même.", confie Denis
Guibert, le meilleur joueur de ces vingt dernières
années.
Il
a remporté le championnat individuel cinq fois, dont
deux en juniors.
"Mon
père était d'Arvieu, c'est lui qui m'emmenait
jouer à la Solidarité Aveyronnaise. J'ai commencé
à l'âge de six ans, voilà quarante ans.
Il faut commencer enfant, on n'a jamais vu des bons commencer
à l'âge de 20 ans."
Ce kiné de profession pratique la musculation mais
pas l'entraînement intensif en matière de Quilles.
Il
est prodigieusement doué, mais il confie être
à lécart des circuits classiques aveyronnais,
il ne communie pas forcément dans les banquets d'amicales
ni dans les bourrées. Il n'empêche, au pays c'est
un mythe pour tous.
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