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Au
même titre que les banquets d'amicales ou les bourrées,
la quille est un des traits identitaires de la communauté
Aveyronnaise parisienne. Ce sport a d'ailleurs été
codifié par les Aveyronnais de Paris en 1912 qui
ont eu l'idée de retirer une quille du jeu et de
s'en servir pour dégommer les autres en la frappant
par la boule.
Leurs cousins du nord du département qui taquinaient
la quille comme dans tout le massif central ont adopté
leurs règles.
En 2001, le jeu demeure Rouergat à plus de 99%, à
preuve le 25 juin au championnat de Belleville, un seul
joueur était d'une origine autre qu'Aveyronnaise.
Il venait de la Mayenne, mais il avait été
formé à la meilleure école aveyronnaise.
Alors que sa pratique décline légèrement
à Paris, en Aveyron, on compte plus de 3000 licenciés
et une centaine de clubs.
La meilleure équipe du moment est celle de Sébazac
qui a remporté le championnat de l'été
2000.
Depuis des décennies, les Parisiens défient
chaque été ceux de l'Aveyron.
Heureusement, ces derniers ont des joueurs talentueux comme
Olivier Calmels ou Denis Guibert, légende vivante
de la Quille de huit.
Les Parisiens envoient sept équipes de quatre au
Pays les 5 et 12 août à Rodez pour affronter
les Païs.

Les
quilles, c'est aussi un refuge où l'on retrouve la
solidarité des amicales quand on se sent seul dans
la grande ville. "Les quilles m'ont vite permis
de m'insérer dans la communauté aveyronnaise
de Paris. " témoigne Frédéric
Chauchard, 28 ans, originaire de Salars, monté à
Paname depuis deux ans. " Quand je suis arrivé
ici jétais complètement déboussolé.
Je navais pas mes repères. Comme je jouais
aux quilles en Aveyron je me suis inscrit au club de Paris.
Jai été accueilli les bras ouverts ".
Un vrai moyen dintégration. " Je me
crois presque à la maison. Cest ce qui me fait
tenir le coup. Je sais quen cas de coup dur, je trouverais
toujours quelquun pour maider. Cest presque
une grande famille. Cest sur le terrain de Belleville
que je me ressource ".
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