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La Transhumance en Aubrac

- Les petites transhumances

- Saint-Côme-Aubrac, 26 km avec les vaches de Gabriel Rames

AUBRAC, UNE RACE ET DEUX LABELS


Plutôt efflanquées voilà 30 ans, les vaches d'Aubrac ont pris avec les années quelques dizaines de kilos grâce à de bons croisements. Elles cumulent aujourd'hui un certain nombre de qualités qui les rendent précieuses aux yeux de leurs éleveurs. Quand une charolaise fait deux veaux en moyenne dans sa vie, les Aubrac peuvent donner vie à une quinzaine de petits.
La race Aubrac (138 000 bêtes- en 2007) arrive en cinquième position pour les races allaitantes en France avec un taux de croissance annuel de 3%. Loin derrière la Limousine, n°2 (900 000 têtes) et la Charolaise n°1. Elle est présente dans 25 départements français principalement dans le sud du Massif Cantral.

Ses qualités premières : la facilité de reproduction et sa capacité de récupération après le vêlage. L'Aubrac n'est pas une petite nature, elle n'a pas besoin de graminées pour récupérer. Les professionnels saluent son "pouvoir d'accordéon".
La grande concurrente de l'Aubrac, c'est la limousine, celle-là même qui fournit les fameux veaux de l'Aveyron et du Ségala.


Il faut distinguer la race des labels. Il y a d'abord ce Certification Fleur d'Aubrac créée en 1992, issue du croisement d'un taureau charolais avec une vache d'Aubrac, une bête de 24 à 36 mois.

Et puis le label rouge Bœuf Fermier Aubrac, soit une bête d'un minimum de 36 mois exclusivement nourrie à l'herbe et broutant sur les plateaux d'Aubrac, là où pousse cette herbe si riche et parfumée qui donne à la viande cette saveur incomparable. Compte tenu de l'opacité des circuits de la viande et de la cupidité de certains négociants, beaucoup craignent que le développement du label Bœuf fermier ne suscite des fraudes. D'autant qu'avec un hectare par tête, il n'y a plus vraiment de place sur les montagnes.... «Sans oublier comme l'explique, Bernard Mouliac, éleveur à Sainte-Geneviève, que l'herbe peut disparaître sous les retournements des rats taupiers, un vrai fléau.» Enfin en cours d'instruction également une IGP, “viande bovine du pays d'Aubrac”.

(Premier prix 2008 pour Vino, son taureau Aubrac Daniel Catays de Sainte-Geneviève sur Argence.)


Ce qui est rare est cher.
La montagne en Aubrac est chère. Elle se mérite. Ainsi Gabriel Rames n'est propriétaire de ses 35 hectares de montagne que depuis quatre ans. C'est comme ça, les prix à l'hectare sont parfois très élevés de l’ordre de 50 000 francs. Pour les uns, c'est la faute aux "Parisiens" qui rachètent des hectares à n'importe quel prix, pour les autres ce sont les primes et les règlements qui en sont la cause. Par exemple, quand on demande à un jeune qui commence d’apporter dans son activité de 12 à 16 hectares. A ce prix-là, beaucoup louent alors une montagne pour faire paître leurs troupeaux. Mais, la confiance n'est plus de mise. Certains avaient pris l'habitude de monter les troupeaux mais " d'oublier " de payer le propriétaire de la montagne en octobre. Du coup, ces deniers se protègent en exigeant le paiement de la moitié du loyer pour commencer ainsi que le certificat de la bête qu'ils remettront au paiement du solde. Car sans certificat pas de label fermier.

Où trouver de la viande d'Aubrac à Paris et en région parisienne : quelques adresses
Boucherie Nouvelle
178 rue de la Convention
75015 Paris

Boucherie Desnoyer
25 rue Mouton Duvernet
75014 Paris

Lafayette Gourmet
52 bd Haussmann
75009 Paris
Boucherie Hallowyn
76 rue du Maréchal Foch
78110 Le Vésinet

Boucherie Centrale
4 rue Saint Hilaire
94210 La Varenne

Boucherie Condorcet
92 avenue du général Leclerc
92340 Bourg la Reine

Boucherie Delouche
19 avenue Ardouin
94420 Le Plessi Trevisse

Boucherie Rajaud
39 rue Houdan
92330 Sceaux

 

 

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