| ENFIN,
L'ESTIVE |
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Avant
leur mâle, ce qui compte pour les quarante vaches, cest
leurs petits. Elles les ont retrouvés en fin de journée.
Dans un concert de beuglements et de tintamarre des plates,
les 40 petits veaux sont sortis du camion à la recherche
de leurs mères.
Parfois, certains se trompent de pis. Ils sont alors repoussés
sans ménagement.
Mais tout rentre vite dans l'ordre, ce grand bonheur peut commencer.
Cinq mois de liberté, avec un hectare par vache et veau
à plus de mille mètres d'altitude au milieu des
fleurs et des racines de gentiane. "Elles aiment tellement
ça que huit jours avant de monter, on les sentait déjà
toutes agitées. " explique Gabriel Rames.
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Et
puis il y a Laguiole, " Il est tranquille encore plus
que les taureaux d'Aubrac qui sont déjà francs
par nature. Un Aubrac vous avertit toujours quand il est
dans une phase caractérielle, un Charolais en revanche
ne vous préviendra pas. " En tout cas, si Gabriel
n'a pas eu de mal avec son taureau, il n'en a pas été
de même avec ses plus jeunes vaches, lorsqu'il s'est
agit, la transhumance terminée de leur retirer leurs
décorations. Si les plus vieilles se sont laissées
faire sans problème, les plus jeunes ne se laissaient
pas approcher facilement. D'où cette parole murmurée
le soir après bien des déboires. "Que
voulez-vous, quand je suis seul, avec elle en tête-à-tête,
il n'y a aucun problème, on se connaît tellement
bien, mais dès qu'on est plusieurs, elles sont énervées.
" Parole d'amoureux. |
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16h
30 : pendant que les vaches soufflent enfin avec leurs petits,
les accompagnateurs, récompensés de leur peine,
peuvent enfin déguster un aligot saucisse et bien
d'autres spécialités aveyronnaises offerts
par des organisateurs qui n'ont pas ménagé
leurs peines. |
FIN
DU REPORTAGE
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