COMMUNAUTÉ
Sommaire

 

ILS SONT AVEYRONNAIS
- Claude Imbert
- Yves Censi
- JB. Bros
- Jo Petrucci
- A. Guibert
- Savignac
-I. Auguy
- U. Cancelier
- F. Lépine
- Wally
- G. Girard

SOMMAIRE
1 - Annonces
2 - Les Amicales
3 - Du côté des expatriés
4 - Ils sont aveyronnais

 

> Jo Petrucci, latino rouergat

 

Jo Petrucci - suite

La guerre finie, Jo reprend son accordéon pour accompagner l’explosion de joie de la libération. Deux ans plus tard, en 1947 il rencontre son épouse, dont les parents, originaires de Saint-Amans, tiennent un hôtel sur la Côte d’Azur. Un an plus tard, ils sont mariés. . Et Jo va continuer, comme comptable, à œuvrer pour les barrages aveyronnais comme ceux de Pareloup, qui vont modifier si profondément la physionomie du pays.

A la fin des années cinquante, ses beaux parents le mettent en relation avec un grand patron de Paris. Il devient le gérant de fait du Quick Elysées, endroit réputé pour son adresse sur les Champs Elysées et surtout son escalator. «J’ai appris le travail des produits frais, la restauration et aussi toutes les malices de la limonade…» Mais Jo veut devenir son propre patron. Il va prendre les rênes du Royal Niel. Pas longtemps.« J’étais malheureux derrière le comptoir, je m’y sentais triste. Moi, je voulais faire du pays, je cherchais quelque chose de grand.»


En 1966, il tombe sur l’Ambassade d’Auvergne. «Il y avait encore les Halles et tout ce qui allait avec, les filles etc… La première fois que j’ai emmené ma femme visiter l’endroit elle a fondu en larmes.» Mais l’homme s’accroche à sa volonté de faire du terroir 35 ans avant la mode. Ses amis aveyronnais du monde des bistrots veulent bien lui prêter des sous mais ils ne croient pas du tout au concept. «A l’époque, ils mangeaient l’aligot chez eux. »
Contre toute attente, l’Ambassade d’Auvergne va vite se faire un nom. Elle sait attirer les grands chroniqueurs gastronomiques et les stars de l’époque, à commencer par Fernand Raynaud. Jo Petrucci devient l’Auvergnat de service. Son endroit est plein midi et soir. Des jeunes du pays comme Gilbert Costes viennent y faire leurs premières armes. Aujourd’hui, l’Ambassade est tenue par sa fille Françoise.
Le restaurant est toujours aussi couru. «Si j’avais été plus homme d’affaires, il y aurait cinquante « Ambassade » aujourd’hui. Mais je ne suis qu’un passionné et il y a d’autres choses. J’ai toujours veillé à respecter ma parole, ne pas faire de crasses, et cela se sait sur la place de Paris. »
Aujourd’hui, Jo Petrucci partage sa vie entre Paris et Montézic, mais pour une retraite pépère. Il surfe sur le web et n’arrête pas de voyager avec son épouse et garde un œil sur son Ambassade.

En savoir plus sur l'Ambassade.

 

 

 

 

 



 

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