COMMUNAUTÉ
Sommaire

 

ILS SONT AVEYRONNAIS
- Claude Imbert
- Yves Censi
- JB. Bros
- Jo Petrucci
- A. Guibert
- Savignac
-I. Auguy
- U. Cancelier
- F. Lépine
- Wally
- G. Girard

SOMMAIRE
1 - Annonces
2 - Les Amicales
3 - Du côté des expatriés
4 - Ils sont aveyronnais

 

> Jo Petrucci, latino rouergat

On peut être né en Italie et être plus Aveyronnais que bien des Aveyronnais de plusieurs générations.
Le destin singulier de Jo Petrucci, Ancônitain d’origine, venu en Aveyron construire les barrages est là pour l’attester. Son passage dans le maquis, son travail pour les barrages et sa réussite à la tête de l’Ambassade d’Auvergne en font un exemple à méditer en ces temps de communautarisme et de débat entre le droit du sol et le droit du sang. Sa volonté de devenir français, le respect de certaines valeurs comme la parole donnée qui se perdent y compris chez les Aveyronnais en font un exemple à méditer.

«C’est moi c’est l’Italien..» chantait Serge Reggiani. Jo Petrucci, né aux environs d’Ancône mais plus Aveyronnais que beaucoup, pourrait reprendre le refrain en songeant à ses premières années rouergates.

Fils d’immigré italien ayant fui le fascisme, il suit son paternel sur les chantiers de la ligne Maginot. En 1940, il déboule toujours en famille à Saint-Amans des Côts pour participer à la construction du barrage de la Selve. Avec le nord de la Loire occupé par les nazis et l’Italie en guerre avec la France, Jo n’a sans doute pas échappé au coup du mépris pour le « Macaroni ». Mais il n’a pas connu longtemps les vexations scolaires. Son certif en poche, Jo fera le manœuvre sur le chantier du barrage de la Selve. A ne pas confondre avec celui de Sarrans (photo ci-dessous de 1934).

Pour payer sa formation de comptable, il a son accordéon et ne se prive pas de jouer brise-pieds et autres bourrées dans les bals d’Espalion ou d’Entraygues. La musique l’aide à se faire des copains.
Un jour de 1943, des maquisards armés font irruption dans la salle de bal où jouent Jo et ses musiciens. «Ils nous ont dit que l’on n’avait pas le droit de danser alors que des patriotes se battaient.. Ca m’a fait d’autant plus d’effet que je n’avais qu’un seul but : être français» Jo intègre le maquis FTP et au guidon de sa Norton 500cc carburant à l’alcool à brûler, il fait l’agent de liaison.

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