COMMUNAUTÉ
Sommaire

 


1 - Annonces
2 - Les Amicales

3 - Du côté des expatriés
4 - Ils sont aveyronnais
Acheter Aveyronnais

 

 
COMMUNAUTE
 

 


Paris-Pays : Le Dossier
« Je t’aime moi non plus». Les rapports entre Parisiens et gens du Pays n'ont jamais été simples. S’il y a une passion partagée pour la nature aveyronnaise, et des liens familiaux toujours forts, il y a aussi, depuis longtemps, quelques lignes de clivage selon que l’on soit ici ou là. Les Aveyronnais du pays sont fiers de cette omniprésence aveyronnaise dans la capitale, une présence parfois prestigieuse, qui fait qu’ils se sentent un peu chez eux là-haut. Il en va différemment l’été, lorsque les "doryphores", c'est ainsi qu'on appelle les Parisiens depuis belle lurette, débarquent. Cela vaut surtout pour la partie nord du département. Car les Aveyronnais de Paris, sont aussi des Parisiens. Une espèce de Français à part qui a toujours fait peur à la province. Des gens qui semblent fous, toujours à courir après une place de stationnement, de théâtre, de cinéma, de s'amballer pouru un événements culturel déconcertant (ci-dessous la techno-parade)…Des êtres capables de s'endetter pour payer une studette le prix d’un château sur un causse…

 

 

Le tarissement de la "filière limonado-parisienne" ?
Combien sont-ils ceux qui montent encore du Pays pour se lancer dans la limonade ? Dix, vingt. Ils étaient des centaines il y a encore deux décennies. La filière Paris-bistro n’attire plus comme auparavant les cadets rouergats des zones rurales qui prenaient la route de la capitale. Des parcours comme ceux de Michel Gineston du Barricou ou de Pascal Franco du Petit Suisse ou de Hervé Vayssettes du Garabit, pour ne citer que ces exemples, sont devenus l’exception.
«Aujourd’hui quand on passe des annonces dans les journaux du Pays, on ne trouve plus personne,» lance Maurice Cayron qui tient le Bailli de Suffren. Et d’ajouter «C’est un paradoxe mais on a désormais l’impression que les jeunes parisiens originaires d’Aveyron sont davantage motivés. Quand on a un coup de bourre, ce sont plutôt eux qui répondent que les petits neveux du pays. »

Inversement, vu d’en bas, confronté au vieillissement de la population et la désertification, on pourrait penser que c’est mieux que les jeunes demeurent au Pays. Sauf que « l’hémorragie » continue. Par la fonction publique par exemple. L’Ile-de-France concentre un Français sur cinq et elle a besoin de fonctionnaires, professeurs, policiers, infirmiers. Parmi eux, on compte bien des Aveyronnais. Et pourtant sur place, ce que les jeunes recherchent, c’est un boulot près du pays. «On cherche à éviter Paris à tout prix. On cherche alors sur Montpellier ou à Toulouse. » résume un jeune. Situation confirmée par les statistiques.

«Paris m'a ouvert l'esprit ! » Témoignage d’Hervé Vayssettes, natif de Bozouls, patron du Garabit, parisien d’adoption récent.
Monté voilà quatre ans avec son épouse Lara, ces deux trentenaires ont quitté des jobs à Rodez bien établis, lui d’enseignant de langue, elle de secrétaire de direction trilingue, pour tenter l’aventure du bistro parisien. Ils ne regrettent rien et le referaient. En revanche, s’ils ont gardé intact leur passion pour le pays, leur regard sur les Aveyronnais semble avoir changé.
«Mon pays je l’adore mais parfois je me sens décalé quand je suis là-bas. Je trouve aujourd’hui que certains sont presque trop “cools“. Vivant à Paris, on a parfois du mal à comprendre pourquoi au pays on ne peut pas manger en plein mois d’août après 21 heures. Ma vie est désormais à Paris même si j’ai toujours une pensée pour l’Aveyron. Paris m’a ouvert l’esprit. Je ne sais pas si je reviendrais un jour travailler au pays. Mais je dois régulièrement y retourner pour m'y resourcer.
»



Suite .

 

©aveyron.com 2001- 2004 Reproduction interdite - Tous droits réservés. NOUS ECRIRE.