> Gérard Paloc, président de la Fédération des Amicales
Interview donnée le 17 juillet 2003 (suite)
Le
succès dévénements
comme la Nuit du Rouergue et le Marché
de Bercy, ne masque-t-il pas un déclin
de lamicalisme qui, selon bien des membres,
devrait saccentuer avec le retour au pays
de bien des patrons de cafés ?
Nous arrivons à un virage dans lexpression
de lamicalisme. Les amicales traditionnelles
qui nont connu que le banquet et la culture
bistrot souffrent. Or, lexpression de lamicalisme
ne se limite pas aux banquets. Il suffit pour
sen convaincre de réfléchir
aux évolutions de la société.
A-t-on toujours envie de passer quatre heures
à table. Que faire à la place ?
Sans doute inventer dautres actions pour
faire parler de lAveyron. Ca ne sera pas
facile mais jy crois car les valeurs de
lamicalisme sont des valeurs de toujours.
On assiste dailleurs à un phénomène
similaire avec la généalogie où
lon ressent le besoin, arrivé à
un certain âge, de se retourner vers ses
racines. Une chose est sûre : les amicales
qui innovent dans leurs actions voients leur fréquentation
se maintenir et augmenter.
Lors
de la lAssemblée Générale,
les moins de trente ans présents dans la
salle, se comptaient sur les doigts de la main.
Faut-il y voir un signe ?
Cela ne minquiète pas. Limportant
est de garder les groupes folkloriques et les
clubs sportifs afin que plus tard ils essaiment
lesprit amicaliste.
Il
y a aussi le cercle vicieux alimenté par
une générosité moindre des
donateurs classiques des bistrots, en cadeaux
pour les tombolas, qui alimente la désaffection
aux banquets, principale source de revenus des
amicales ?
Si les fournisseurs donnent moins de lots, cest
quils sy retrouvent moins. Il faut
donc trouver dautres moyens de les intéresser
en leur permettant d'obtenir un bon retour sur
investissement. Lamicalisme sest bâti
sur une mono-profession, bistro/brasseur, vivant
en vase clos. Ces relations paternalistes daffaires
appartiennent au passé. Pourquoi croyez-vous
que la maison Ricard est partenaire de la Nuit
du Rouergue et de moins en moins dans les banquets
? Nous avons besoin de nos sponsors pour vivre
et c'est une preuve de bonne gestion que de rechercher
un retour sur investissement aux opérations.