> Gérard Paloc, président de la Fédération des Amicales Aveyronnaises
Paloc, le fédéraliste, réussira-t-il
à donner un nouveau visage à lAmicalisme
? (dossier publié le
20 juillet 2003)
Gérard
Paloc, lors de l'inauguration du marché
de Bercy d'octobre 2002 entre Bertrand Delanoë et l'Aveyronnais Jean-Bernard Bros, adjoint au
tourisme de Paris.
Depuis
1997, Gérard Paloc préside la Fédération
des Amicales Aveyronnaises. Cest lui, le
fonctionnaire de lAssemblée Nationale
en charge des Transports des députés,
qui anime la présidence de cet organe chargé
d'inspirer un destin commun à la centaine
d'amicales aveyronnaises affiliées à
fédération.
Ce Sud-Aveyronnais de 53 ans, né un 14
juillet, originaire de lHospitalet du Larzac,
a un sens du contact et une chaleur qui lui permettent
de faire progresser la cause de la Fédération.
A preuve, nul dans ce milieu réputé
conservateur nest venu lui reprocher une
origine sud-aveyronnaise ou un statut de fonctionnaire.
Il a su constituer une équipe qui marche,
notamment avec Michel Béssières,
patron du Wepler
en charge du Sport, ou de René Tarayre
en charge de la Culture.
Il a su surtout donner à la Fédération
des Amicales qui sortait de la réalisation
de lOustal de Bercy, un nouvel élan
avec le lancement en 2001 du marché de
Bercy doctobre dont le succès ne
se dément pas. La Fédération
regardée auparavant par les notables du
Pays comme une excroissance folklorique des Aveyronnais
de Paris, est devenue une force avec laquelle
il faut compter. Et les politiques de tout bord
ne refusent jamais de présider ses journées.
Les fréquentant à lAssemblée
Nationale depuis plus de 26 ans, Gérard
Paloc veille avec attention à éviter
toute récupération.
Mais
la réussite du Marché de Paris ou
de la Nuit du Rouergue ne saurait faire oublier
une tendance de fond marquée par un vieillissement
de lamicalisme. Chaque année de nouvelles
amicales tombent en sommeil après le retour
au Pays des anciens et bien des Présidents
damicales ne se rendent plus aux réunions
de la Fédération.
Trop souvent, la survie dune amicale tient
à la notoriété de son banquet
er sa belle tombola
A partir du moment, où un buraliste ou
un bistro vend son affaire, cest un lot
de moins. Ne parlons pas des Richard et Tafanel
et des" alcooliers" comme Ricard eux
aussi en plein contexte concurrentiel et qui recherchent
de plus en plus une efficacité dans leur
sponsoring.
Une solution résiderait par exemple dans
la fusion de petites amicales leur permettant
ainsi d'atteindre une taille critique.
Une autre solution pourrait venir de l'organisation
opérations où mécènes
et sponsoirs pourrait s'y retrouver. C'est ce
que tente de le faire Gérard Paloc.
Car
ce membre de lAmicale des Millavois de Paris
ne méconnaît pas ces données
sociologiques. Il prêche et se bat pour
une nouvelle expression de lamicalisme moins
tournée vers les banquets et davantage
sur la culture et d'autres formes de manifestations
qui n'oublient pas le sport, les jeunes ou les
nouvelles technologies et qui soit capable de
passer le témoin aux jeunes générations.
Arrimé à sa foi dans les valeurs
de lamicalisme, il espère bien faire
négocier à l'amicalisme le virage
dangereux du troisième millénaire
sans tête-à-queue !