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Mars 2003 : Internet et Haut débit


643 ans, après la signature du traité de Brétigny, où Jean le Bon, Roi de France avait cédé -entre autres- le Rouergue, aux Anglais, ces derniers s’apprèteraient à y revenir en masse. Mais par la voie des airs. On en attendrait 50 000 dès la première année. Partiront-ils à la recherche du trésor du Prince Noir, fils d’Edouard III et ravageur d’Auvergne, dont une légende dit que le butin serait enseveli du côté de la Tour de Peyrebrune (ci-contre) à deux pas de Villefranche de Panat ?
Qui dit venue de Ryanair à Rodez implique une participation
des collectivités aveyronnaises et donc du contribuable.

 

 

 

 

 

C’est le prix à payer pour l’impact économique généré par le trafic. Et tant pis si cela rend plus douloureux le souvenir des deux années démagogiques ayant conduit à la liquidation d’Air Lib, aux 120 millions d’€ de dettes publiques et aux 2500 emplois sur le carreau. Il est vrai que ces gâchis français ne s’arrêtent pas à l’aérien. Ainsi eût-il sans doute été moins cher et plus productif à France Telecom de continuer à câbler le territoire rural quitte à connecter les petits villages à l’internet haut-débit plutôt que de vouloir devenir le roi du monde des télécoms et d’être finalement l’impératrice mondiale des entreprises endettées. Le contribuable passera, une fois de plus à la caisse, et l’Aveyronnais des Champs ou l’Anglais installé en Rouergue continueront longtemps de téléphoner ou de surfer avec une ligne posée durant le ministère de Maurice Thorez. Pendant ce temps-là, les entreprises continueront à déserter le territoire pour rejoindre les villes et les députés tels que Jacques Godfrain de tirer la sonnette
d’alarme.


Vu le contexte, on ne pourra donc qu’insister sur l’urgente nécessité de se ressourcer dans des endroits aussi chaleureux que la Grenouille à Paris (ci-contre).